Language

Pour les mélomanes

Un peu de musique hors du Temps
la route...

mercredi 30 novembre 2011

La parole du Sage


La parole du Sage est simple, efficace. 
Pour autant elle n'est comprise que par le petit nombre. 
Le Sage enseigne plus par l'exemple et le silence que par la parole.

La force du vide

Il faut comprendre qu'en nous tournant vers le vide, le monde ne peut qu'affluer vers nous. En étant plein, au contraire, le monde nous fuit. Une personne imbue d'elle-même sera instantanément antipathique. 
Par ailleurs, le vide est le meilleur conseiller qu'on puisse trouver. Il est instantanément accessible à celui qui ne fait plus confiance à son Ego. De par le retour à l'équilibre qu'il opère, il est : la douceur même, l'intelligence même, et la force de l'Univers. Cette force est la force de la sincérité, de la vérité et de la transparence. 
C'est aussi une force inattaquable car le vide est le point le plus bas, la racine. Tout ce qui nous est nécessaire est de pratiquer le non désir et le non agir, ce faisant, nos pensées s'amenuisent, l'Ego lâche prise, et dans le silence, nous redécouvrons l'instinct, l'intuition, la voix et la voie du retour à l'équilibre. Ne faisant que le minimum de son possible, l'homme libéré par le vide accomplis avec force, mais ne s'attache pas au résultat (seul l'Ego pourrait le faire). Il est intouchable, et insondable.

Amicalement,

Oliver

lundi 28 novembre 2011

L'argent

L'argent est normalement la contre valeur d'un bien. Dans ce sens (l'argent troc), il assure l'équilibre lors d'une transaction. A ce titre (l'équilibre) , l'argent participe au grand équilibre du Tao. L'ennui est que les banquiers, avec l'usure n'ont pas la même conception de l'argent... Regardez plutôt.
N'aurions-nous pas intérêt à revenir à un système sans intérêt ? 

Bien à vous,

Oliver

Logique

Le Tao est logique. C'est un principe. Comme toute chose, nous sommes régis par ce principe. Le Tao visant à l'équilibre, nous ressentons les bienfaits de cette équilibre lorsque nous nous en approchons. Au contraire, si nous nous déséquilibrons, nous ressentons de la souffrance. Un homme jeune, plein d'énergie vitale aura tendance à s'éloigner de l'équilibre, il aura tendance à se battre dans la vie. Avec l'age certains d'entre nous changent d'attitude.
La logique et la rhétorique au Moyen Age. 
Si nous nous adaptons à notre environnement, nous retournons vers l'équilibre. Nous ressentons des frissons dans le dos et la nuque, c'est logique, c'est la quintessence énergétique du Tao qui se manifeste. Nous ne devons pas nous emballer pour autant, non agir et non désir restent les moyens de parfaire notre équilibre. Et celui-ci dans un monde d'impermanence doit toujours être réadapté.
Être à l'écoute de la petite voix de notre Esprit (écho naissant en nous du à notre place dans le monde) nous indique la voie (le Tao).

Bien à vous toutes et tous,

Oliver

dimanche 27 novembre 2011

Absolu

Individus, nous sommes comme des bourgeons sur l'arbre de l'humanité. L'humanité est comme un bourgeon sur l'arbre des espèces animales. Les espèces animales sont comme un bourgeon sur l'arbre de la nature. La nature est un fruit de l'union de la Terre et du Soleil. Le Soleil est comme un bourgeon sur l'arbre de la Voie Lactée.
La Voie Lactée est comme un bourgeon sur l'arbre de l'Univers. L'Univers est le fruit de l'existence et de la non existence. Ainsi, de l'Individu à l'Univers, la filiation ne souffre aucune critique.


Nous sommes donc le fruit de l'existence et de la non existence ayant reçu en héritage l'équilibre parfait existant, non existant, du vide. Notre nature est donc indifférenciée du reste de l'Univers. Lorsque nous naissons, nourrisson, nous sommes, sans avoir conscience de notre corps, dans l'indifférencié, dans l'Absolu.

Puis nous prenons  conscience de notre différence d'avec les autres et les objets, et le voyage dans le monde des différences, du noir et du blanc, du chaud et du froid, du haut et du bas, commence.


Le sage qui côtoie l'Absolu, revient à l'indifférenciation et vit en communion avec son entourage. Il ne le convoite pas, il ne le modifie pas. Il est conscient que tout et lui-même ne fait pas de différence. Il reconnaît l'absolu en tout.

Bien à vous,

Oliver    

samedi 26 novembre 2011

Etre vrai

Dans la vie de tous les jours, nous rencontrons des difficultés. Face à celles-ci, nous faisons souvent appel à notre mental rationnel. La plupart du temps, celui-ci trouve une solution, et nous sommes satisfait bien qu'en général, notre mental ne s'attarde pas, pointant tout de suite une autre difficulté.
Mais pour résoudre nos problèmes et dépasser nos difficultés, il nous est possible d'adopter une autre attitude. Celle qui consiste à être vrai.
Si nous nous posons la question de savoir quoi faire face à une situation, il suffit d'attendre que la situation aussi complexe soit-t-elle se dénoue d'elle même avec ou sans notre action. Si en toute sincérité, en toute vérité, il nous est possible d'agir dans le sens du dénouement, alors agissons ! Le fait d'être sincère nous garantit d'être vrai, en accord et à l'écoute de l'Esprit de l'Univers. Et nous le savons, l'Esprit de l'Univers cherchant toujours l'équilibre ne peut pas nous nuire.
Il est remarquable de constater que la première solution est fatigante pour notre mental alors que l'autre consiste à laisser faire l'Esprit.
Sommes nous prêts à faire entièrement confiance à notre instinct (Esprit) là est la question...

Amicalement,

Oliver

vendredi 25 novembre 2011

Indifférencié

Nous sommes tous uniques. Il n'est pas deux personnes identiques sur cette Terre. Même les vrais jumeaux à l'apparence troublante sont différents. Nos différences sont formelles (par les formes).  Différences physiques bien sûr, mais aussi psychiques. 
Pourtant nous avons tous quelque chose de précieux en commun. Cette chose est l'Esprit de l'Univers, il intervient pour chacun, à la source de notre psychisme. Nombre de nos idées (celles qui ne sont pas construites) viennent de lui.
Etant fils et filles de l'Univers, nous avons tous hérité de son Esprit, et ce, du simple cailloux jusqu'à l'homme. Ce qui caractérise la force de l'Esprit, c'est que c'est une force de rappel vers l'équilibre.  Si, dans notre quotidien, au lieu de satisfaire notre petite personne, nous satisfaisons l'Univers alors nous trouvons notre équilibre. Et le mieux est qu'il n'y ait rien à faire pour cela d'autre que l'écoute et la contemplation. Ayant tous en commun l'Esprit, nous sommes indifférenciés vis à vis de l'Univers. Pour autant, sommes nous tous les mêmes? Bien sûr que non, car nous avons chacun une place différente, et donc un équilibre différent dans l'Indifférencié. 
Un boucher n'a pas la même place qu'un Avocat, aussi l'équilibre sera différent et les personnalités de l'un et de l'autre seront différentes, cela ne les empêche pas de pouvoir vivre pour l'Univers dans l'indifférencié.

Par ailleurs, il y a la multitude, ceux qui vivent par et pour leur Ego. Ceux-la vivent dans un monde de différence avec toutes les difficultés que cela occasionne (racisme, antipathie, toute accumulation comme l'avarisme, le savoir, les passions, les complexes,...) . Alors vivre dans un monde indifférencié (celui de l'Esprit) ou dans un monde de différences (celui de l'Ego) nous avons le choix (l'Univers nous a fait libre) 

Avec mon indifférenciation, 
Oliver

Les 4 ages du Tantra

Le tantrisme est issu de la tradition indienne. Voici une chronologie, qu'il ne faut surtout pas prendre au pied de la lettre, mais qui a valeur symbolique...


- L'Âge d'Or : 

C'est le plus éloigné de nous. Ce qui caractérise l'humanité de cet Âge, c'est l'état d'indifférenciation de la conscience. L'homme était alors UN avec l'univers, le cosmos, Dieu ou encore son surconscient ; les mots sont impropres à évoquer ce niveau d'être. Il vivait en permanence dans le sentiment de l'unité de la création et la conscience de l'unicité du principe créateur, il ne se sentait pas séparé du reste de la manifestation. Cet état est symbolisé par la métaphore de Krishna contenant tout l'univers dans son coeur. 


- L'Âge d'Argent : 

A cette époque, un voile commença à obscurcir la psyché de l'home et l'illusion d'être dissocié du reste de l'univers prit corps en lui. Ceux qui vivaient dans l'état de conscience le plus élévé devinrent une minorité sur la Terre. Voyant cela, ils élaborèrent un ensemble de règles de conduite et de façon de vivre qui devait permettre à leurs congénères de retrouver eux aussi la plénitude de la nature humaine. Ils fondèrent des lignées qui auraient la charge de préserver et transmettre cet enseignement tout au long du cycle involutif de l'humanité. On donna à ce corpus le nom de : Tantra. Le Tantra n'est pas une discipline ou une technique d'évolution spirituelle à proprement parler. Il s'intéresse à tous les aspects de la vie humaine et les codifie afin qu'ils ne fassent pas obstacle à la réalisation de la nature divine de l'homme. Les enseignements tantriques concernent aussi bien l'amour physique que la façon de se mourir, de se vêtir ou l'hygiène corporelle et aucun de ces domaines n'est moins important que les autres. 

-L'Âge d'Airain : 

A cette époque, le voile qui recouvrait la conscience humaine s'épaissit. Les dépositaires du patrimoine initiatique de l'humanité réalisèrent que celle-ci était maintenant si profondément endormie que les enseignements qui avaient cours à l'ère précédente ne pouvaient plus être utiles à la majorité des êtres humains. L'homme devait maintenant, s'il voulait se réveiller spirituellement, s'engager sur la voie de l'effort et du travail volontaire et personnel. Ils édifièrent à partir des enseignements de l'ère du Tantra un ensemble de techniques qui pouvaient lui permettre d'unir à nouveau sa conscience individuelle à la conscience universelle. Ainsi naquît le Yoga. Par la suite, pour répondre aux besoins des différents types d'êtres humains auxquels la « chute » avait donné naissance, cette discipline évolua vers une division en plusieurs systèmes distincts et connaissant chacun des évolutions spécifiques quoique poursuivant toujours le même objectif. Parmi ceux-ci, le Kundalini Yoga est celui qui plonge ses racines le plus directement et le plus profondément dans l'ère du Tantra. 


-L'Âge de Fer : 

C'est celui ou nous vivons. L'humanité a globalement adopté le mode de vie exactement inverse de celui de l'Âge d'Or. L'homme moderne n'a plus aucune conscience des liens qui l'unissent au reste de la création. Il a éliminé toute référence objective au Sacré et chacune de ses activités est devenue physiquement et psychiquement polluante, pour lui-même ou pour son environnement. 
Mais pour de nombreux enseignants spirituels, et c'est également ma conviction, le point bas de ce cycle d'involution est atteint et nous sommes entrés dans une phase de transition vers une nouvelle époque : l'ère du Verseau. Celle-ci sera marquée selon les prophéties des Rishis, les voyants des temps anciens, par une renaissance de la quête spirituelle, dont chacun peut d'ailleurs observer les prémisses depuis une vingtaine d'années. Les enseignements du Tantra seront à nouveau disponibles pour le plus grand nombre et le temps est donc venu de briser le sceau du secret car : « lorsque le mystère est présent, c'est que la maîtrise est absente ».
Dans la tradition qui m'a nourri, rien n'est caché, l'étudiant prend ce dont il a besoin pour construire son expérience au moment le plus propice pour lui. Le secret n'a qu'une seule utilité, permettre à ceux qui détiennent la connaissance d'exercer un pouvoir sur ceux qui en sont privés (...) 

Texte tiré de l'ouvrage de Michel Manor, « Kundalini Yoga, la Science de l'Être total ».



Ce texte ne se veut chronologique que dans le sens où il explique que notre lien avec l’indifférencié est lointain, très lointain. Si nous voulons retrouver notre vrai nature, il nous faut parcourir le chemin en sens inverse, remonter les ages. Je ne sais si l'ère du Verseau marquera le début d'un retour à l'indifférencié, mais on peut l'espérer...

Dans toute mon indifférence, Oliver 

jeudi 24 novembre 2011

cinq sens, fermer ses portes

Nous avons tous appris à l'école que nous avions cinq sens; le goût, l'odorat, la vue, l’ouïe, le toucher.
Or que font les grands Taoïstes de la légende, ceux qui nous sont décrits dans les ouvrages de référence comme le Lie Tseu ou le Tchouang Tseu ?
Ils ferment leur portes !
Ces portes des sens sont au nombre de sept (les yeux, les narines, la bouche, les oreilles). Par le non agir, et la posture de méditation, ils ferment aussi les sensations du toucher. Nous pourrions ainsi les croire coupés du Monde... C'est tout l'inverse qui se produit. Ces sages n'ont plus aucun sens en éveil. Nous pourrions les qualifier d'insensés ! Mais c'est faux ! Ils gardent en effet la perception d'eux-même et du monde qui les entoure.
Cette perception porte un nom (et même deux) : la proprioception ou la kinesthésie. La proprioception est très subtile car elle vient de l’innervation globale de notre corps et plus encore comme le mécanisme d'équilibre de l'oreille interne. Supprimons les cinq sens à un patient, il saura encore s'il est en équilibre ou non.
Ce sens de l'équilibre, c'est justement notre connexion à la Vertu du Tao. Pour l'appréhender, se familiariser avec elle, il nous faut faire silence, faire taire notre mental. De la naît ce que nous pouvons qualifier de sixième sens. Et nous le savons, la perception du Tao est instinctive, intuitive, c'est bien un sixième sens. D'où cela vient-il ? Et bien, par le vide mental que nous créons dans notre cerveau, nous autorisons les flux (nerveux et autres) à s'équilibrer avec nous même et avec ce qui nous entoure. Une fois l'équilibre établi dans le cerveau, l'équilibre s'opère au niveau du corps, avec des vertus thérapeutiques certaines.
Ce rééquilibrage interne/externe informe notre cerveau de l'état nous environnant, l'ici et maintenant. Les informations sont beaucoup plus précises que nous ne pourrions le croire.

Le Silence des sens forme un vide par lequel s'écoule l'Amour du Monde.

Amicalement,

Oliver

mercredi 23 novembre 2011

To be or not to be ?

To be or not to be ? That is THE question...

Voici une maxime de W. Shakespeare bien Taoïste.
Hamlet qui se plaint des vicissitudes de la vie amoureuse envisage avec courage la possibilité de la Mort. Il dit à juste titre que nous ne connaissons rien de l'eau delà, et que par conséquent nous sommes lâches de ne pas vouloir la Mort.
Mais, sans aller jusqu'à la mort physique, nous savons qu'une attitude Taoïste sans agir et sans désir revient à sonner la mort de l'Ego. Et ce faisant les vicissitudes dont se plaint Hamlet disparaissent et laissent la place à un calme olympien qui a fait le succès de la doctrine Zen (elle aussi d'origine Taoïste). Cette mort symbolique a les mêmes effets que la Mort, avec l'avantage non négligeable... d'être vivant !
 
Amicalement,

Oliver

Fractales

Le "vide" (le noir sur les figures est l'espace complexe) une contrainte, et des degrés de liberté. Voici la recette pour construire une fractale. Par exemple sur celle de l'arbre, la contrainte est de fournir des "fibres" dans le même ratio de longueur.
Espace et liberté sont des maître mots. Peut-être est-ce pour cela que ces figures nous paraissent si merveilleuses. Et du reste, la nature (donc le Tao) produit souvent des fractales.  
Un choux romanesco

Une oeuvre d'art
Bien à vous toutes et tous,

Oliver


dimanche 20 novembre 2011

Mort Vivant

Ce stylo qui est le notre, avons nous bien songé à y renoncer ?
Ce pull-over qui est le notre, avons nous bien songé à y renoncer ?
Ce steak de boeuf dans notre assiette, avons nous bien songé à y renoncer ?
Cette voiture qui est la notre, avons nous bien songé à y renoncer ?
Ce jardin qui est le notre, avons nous bien songé à y renoncer ?
Cette maison qui est la notre, avons nous bien songé à y renoncer ?
Cette statuette de notre Dieu, avons nous bien songé à y renoncer ?
Nos amis, nos parents, nos proches, avons nous bien songé à y renoncer ?

Avons nous bien songé ?

Car tous ces biens, tous nos proches, tout ce à quoi nous nous rattachons, lorsque notre mort sera venue, il nous faudra y renoncer.
Certains hommes et certaines femmes, sages, renoncent à tout cela de leur vivant, ils n'ont plus d’attachement, plus de biens; ce sont des morts vivants !
Ce faisant, ils redeviennent petit enfant, pour qui rien n'a de prix, et pour qui tout vient naturellement au bon endroit et au bon moment. Ils n'ont plus d’inquiétude, surtout pas face à la mort.

Inspiré d'une pensée de Krishnamurti, amicalement,

Oliver

Escalier...

Nous avons tous chez nous, chez un proche ou dans une maison de vacances, un escalier...
Cet escalier, il nous faut le gravir pour accéder à notre chambre. Il nous faut gravir ses vingt huit marches pour de nombreuses tâches quotidiennes.
Parfois, nous oublions quelque chose et nous devons réemprunter ce vénérable escalier. Le stress aidant, gravir ses hautes marches devient épuisant, ceci ajoute au stress déjà engrangé dans la journée ! Nous pestons chaque fois que nous devons remonter ces marches.
Et puis, vient le temps du lâcher prise, le temps où nous abandonnons tous nos désirs... Avec, parmi ces désirs, celui d'être en haut alors que nous sommes en bas. Petit à petit, nous devenons moins exigent envers notre corps. Nous ne le stressons plus. Les marches se gravissent une par une dans une apesanteur (ou plutôt une pesanteur mesurée) presque irréelle. Ce qui était pesant presque insurmontable devient léger, faisant partie du voyage quotidien.
A chaque pas de notre vie, nous avons tous notre Echelle de Jacob à gravir. Etre sans désir, laisser monter le Qi, voilà le moteur que conseille notre Maître Lao Tseu.

Avec toute ma pesanteur,

Oliver

samedi 19 novembre 2011

L'Herbe Tendre... Les artistes montrent la voie...




Une description du Tao signée S. Gainsbourg

Les artistes (ici Serge Gainsbourg et Michel Simon) sont d'étranges personnes. Ils arrivent à nous toucher la où le langage échoue.
Il y a deux catégorie d'artistes. Serge Gainsbourg ou Salvador Dali appartiennent à chacune d'entre elles.
La première catégorie est celle des provocateurs : une oeuvre qui dérange est une oeuvre dont on parle. On peut citer la Marseillaise de Gainsbourg ou Moïse cet Égyptien de Dali. Les provocateurs sont parfois de mauvais artistes, car ils ne donnent pas le meilleur d'eux-même.
La deuxième catégorie est celle des artistes divins. Ceux-ci partent d'une inspiration dont la source, on la connait est le vide de l'Esprit. Puis ils donnent le meilleur d'eux-même pour traduire cette inspiration en oeuvre d'art. Le résultat est parfois meilleur que l'inspiration de départ.

Voilà pourquoi j'ai coutume de dire que les artistes montrent la voie.

Bien à vous,

Oliver 

Eveil et Trêves

           Celui qui vit l'Eveil sait que ce dernier passe par des phases de prises de conscience.
Ce qui est curieux avec le Tao, c'est l'irrégularité des prises de conscience.
Parfois, nous passons deux mois pleins de prises de conscience fulgurantes. Et puis, d'un seul coup, le processus semble s'arrêter, la routine revient; durant une longue période pouvant durer plusieurs mois, plus rien ne se passe, nous semblons presque déconnecté du Tao.
En fait, il n'en est rien. Car le Tao est dans les choses simples. Il est presque plus proche dans les périodes de trêves, que lors des prises de conscience.
Comme dit Lao Tseu, il suffit d'accepter sa condition pour ne plus jamais s'en lasser.

Amicalement,

Oliver

vendredi 18 novembre 2011

Spiritualité

Fermons les yeux et écoutons.

Écoutons, non pas les bruits et les sons,
Écoutons nos pensées et les images qui voltigent en nous,
Dans ce défilé d'idées et de scénarios, tentons de calmer le jeux,
Si nous n'y parvenons pas, concentrons nous sur le souffle,
Vibrons au rythme de l'air qui traverse nos poumons,
Concentrons nous jusqu'à ce que notre mental soit serein,
Calmons notre mental, calmons les mots, calmons les pensées,
Nous y sommes, le silence...
Des images, belles, merveilleuses, ineffables...
L'Esprit s'éveille,
Des idées jaillissent en nous, laissons les s'exprimer,
Ce n'est plus nous qui fabulons,
Écoutons l'Esprit... Là, ça y est, nous sommes spirituels.

Avec le temps le mental se calme suffisamment pour que l'Esprit rayonne à chaque instant.
Il illumine notre journée dans la joie, la paix et l'harmonie.

Paix à nous,

Oliver    

Renoncement

Renoncer est bien souvent synonyme d'accomplissement.
Souvent, nous désirons ardemment quelque chose ou quelqu'un. Notre désir est si fort que nous en sommes maladroits, l'objet du désir semble se refuser.

Avez-vous déjà tiré l'extrémité d'un bâton (ou d'un objet) dont l'autre extrémité était tenue par un ami convoitant lui aussi le bâton ?
Si les deux protagonistes tirent, rien ne se passe. Mais si vous renoncez un instant, puis tirez d'un coup sec, l'autre lâche prise, et le bâton vient tout seul.

Il en va de même pour tout type de renoncement, le Tao a besoin de liberté pour nous exhausser. Les désirs de l'Ego sont autant de freins qui entravent les plans du Tao, alors que lui cherche à nous apporter équilibre et bonheur.  

Ainsi, le renoncement est un commencement sur le chemin du tao. Une fois la technique éprouvée, on poursuit sur ce chemin en renonçant à tous nos désirs.

Amicalement,

Oliver

Eglise

Pour nous qui sommes Judéo-Chrétiens ou de confession Islamique nous avons l'habitude des Eglises, des Synagogues, ou des Mosquées.
Ces lieux sont propices au recueillement et a la prière. Nombre d'entre nous se rendent dans ces établissements pour prier en toute sincérité. La prière est alors l'expression d'un désir, et en tant que tel contraire au Tao. Ainsi nombre de prière ne peuvent tout bonnement pas être exhaussées. Mais si notre prière est emprunte de renoncement, alors il ne s'agit plus d'un désir, et le Tao (Dieu ?) apportera sans doute une solution, inattendue peut-être, mais une solution quand même.
En Chine, les Taoïstes eux aussi ont des Temples dans lesquels un certain nombres de rites sont pratiqués. Mais le Taoïste fidèle à Lao Tseu sait que le Tao faisait déjà l'objet d'un culte pour les anciens Chamans dont la seule Eglise était la Nature. Le Taoïste est directement en communion avec le Tao, le Tao exhausse en permanence son Non Désir.
La Nature lui suffit pour avoir une confirmation de l'aide du Tao. Aussi le Taoïste (de la philosophie mystique Taoïste) n'a pas besoin de Temple pour célébrer l'harmonie, car la Nature lui suffit. 
Par ailleurs, les Eglises, Synagogues ou Mosquées ont été édifiées pour asseoir le pouvoir de la hiérarchie religieuse, et cela ne peut être conforme au Tao.

Bien à vous toutes et tous,

Oliver

jeudi 17 novembre 2011

Utilité du sage Taoïste


Le maître charpentier Cheu, se rendant dans le pays de Ts’i, passa près du chêne fameux, qui ombrageait le tertre du génie du sol à K’iu‑yuan. Le tronc de cet arbre célèbre pouvait cacher un bœuf. Il s’élevait droit, à quatre‑vingt pieds de hauteur, puis étalait une dizaine de maîtresses branches, dans chacune desquelles ou aurait pu creuser un canot. On venait en foule pour l’admirer. Le charpentier passa auprès, sans lui donner un regard.
— Mais voyez donc, lui dit son apprenti. Depuis que je manie la hache, je n’ai pas vu une aussi belle pièce de bois. Et vous ne la regardez même pas !
— J’ai vu, dit le maître. Impropre à faire une barque, un cercueil, un meuble, une porte, une colonne. Bois sans usage pratique. Il vivra longtemps.
Quand le maître charpentier Cheu revint de Ts’i, il passa la nuit à K’iu-yuan. L’arbre lui apparut en songe, et lui dit :
— Oui, les arbres dont le bois est beau, sont coupés jeunes. Aux arbres fruitiers, on casse les branches, dans l’ardeur de leur ravir leurs fruits. A tous leur utilité est fatale. Aussi suis‑je heureux d’être inutile. Il en est d’ailleurs de vous hommes, comme de nous arbres. Si tu es un homme utile, tu ne vivras pas vieux.
Sage Taoïste
Le lendemain matin, l’apprenti demanda au maître :
— Si ce grand arbre est heureux d’être inutile, pourquoi s’est‑il laissé faire génie du lieu ?
— On l’a mis en place, dit le maître, sans lui demander son avis, et il s’en moque. Ce n’est pas la vénération populaire qui protège son existence, c’est son incapacité pour les usages communs. Son action tutélaire se réduit d’ailleurs à ne rien faire. Tel le sage taoïste, mis en place malgré lui, et se gardant d’agir.
Vous avez sans doute reconnu le style inimitable de Tchouang Tseu

Bien à vous, Oliver

Non Savoir

Dans le jardin d'Eden, Adam et Eve vivaient en Harmonie avec la Nature et avec Dieu. Toute connaissance leur était transmise instinctivement, et ils savaient que cela leur venait de Dieu dont ils étaient proches. Et puis Adam et Eve furent tentés par le serpent (Satan) de croquer le fruit du savoir.
Dans notre quotidien, il est un Satan qui nous pousse à accroître notre savoir. Ce Satan est notre Ego, car nous avons l'impression que sans savoir, nous sommes perdus. Nous craignons souvent de ne pas savoir que penser, ou de ne pas savoir comment agir. Lao Tseu dit : "renoncer au savoir libère de l'inquiétude". Certaines personnes courageuses renoncent au savoir. Ils cessent aussi de faire confiance à leur mental pour résoudre les problèmes du quotidien. cela ne veut pas dire qu'ils soient inaptes, cela veut dire qu'ils font confiance à autre chose qui était lové en eux et que leur mental bruyant masquait totalement. Cette chose mystérieuse bien connue de ceux qui pratiquent la méditation est l'Esprit. L'Esprit est fidèle à ce qui est, il est vraisemblablement transmis à notre cerveau par le vide dans lequel nous baignons. Et cette connexion avec le vide est une fenêtre ouverte sur notre environnement, sur notre milieu. Renseigné par l'Esprit, il nous devient possible d'agir sans savoir, d'être sans penser.
C'est ce que certains Taoïstes nomment le Non Savoir.

"J'entrai, mais point ne sus où j'entrai,
Et je restai sans savoir,
Transcendant toute science.
J'ignorai tout du lieu où j'entrai,
Mais lorsque je me vis là,
Sans savoir où je me trouvais,
Je compris de très grandes choses ;
D'en parler je suis incapable,
Car je demeurai sans rien savoir,
Transcendant toute science.
De la paix et de la clémence
C'était la parfaite science,
En très profonde solitude,
En merveilleuse rectitude ;
Mais c 'était chose très secrète,
Je ne pus que balbutier,
Transcendant toute science.
J'étais là tellement ravi,
Tout absorbé, si hors de moi,
Que je demeurais dans tous mes sens
Dénué de tout sentir ;
Et mon esprit reçut en don
De pouvoir comprendre sans comprendre,
Transcendant toute science.
Celui qui pour de bon parvient là
Se voit défaillir à soi.
Tout ce qu 'il connaissait autrefois
Lui paraît chose si basse ;
Et tant s'accroît en lui la science
Qu 'il demeure sans plus rien savoir,
Transcendant toute science.
A mesure que je montais,
De moins en moins je comprenais ;
C'est là cette nue ténébreuse
Qui donne lumière à la nuit ;
Celui qui par elle est instruit
Reste toujours sans savoir,
Transcendant tout science.
Ce savoir issu du non-savoir
Recèle un si haut pouvoir
Que les savants et leurs arguments
Ne peuvent en venir à bout ;
Car leur savoir ne saurait atteindre
A savoir sans savoir,
Transcendant toute science.
Il est de si grande excellence
Ce souverain savoir,
Qu 'il n 'est ni faculté ni science
Qui le saurait comprendre ;
Celui qui sur lui-même obtiendra la victoire
Par cette connaissance sans savoir,
Toujours croîtra en transcendance.
Et si tu veux enfin savoir
Cette science suprême,
Elle réside en un sublime sentiment
de la toute divine essence ;
D'un Dieu, c'est bien l'œuvre de clémence
Que l'on demeure sans savoir
Transcendant toute science"
Saint Jean de la croix, Poésies. Couplets sur une extase de sublime contemplation.

Notre savoir est une accumulation comme nos biens matériels, nous en enorgueillir est vil.

Bien à vous toutes et tous,

Oliver

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