Language

Pour les mélomanes

Un peu de musique hors du Temps
la route...

dimanche 29 avril 2012

Le bal de l'océan


Rien que pour le plaisir, cette vidéo trouvée sur l'excellent blog de Christine:
Du Tout et Du Rien: http://du-tout-et-du-rien.blogspot.fr/
 
Non, la vie des animaux n'est pas banale ! C'est peut être bien celle des hommes qui l'est...  

vendredi 27 avril 2012

Le ciel et la Terre




 
Les anciens considéraient le Ciel et la Terre à l'image du principe Universel (le Tao).
Ils disaient que tout provenait de l'union du Ciel et de la Terre. 
Et que ceux-ci (le Ciel et la Terre) n'en tiraient aucun mérite, aucune gloire, comme le Tao. 
Donner sans compter est le principe de l'Amour, de la vie, c'est aussi le principe du Ciel et de la Terre.
Au centre de ce Ciel, le Soleil et la lune. 
On sait l'importance du Soleil dans le cycle de l'eau (évaporation) et l'importance de la Terre dans ce même cycle (précipitation en pluie, en grêle ou en neige par gravité). 
Et c'est ce cycle de l'eau enrichi en sels minéraux par la Terre qui nourrit les plantes, la vie.
La Lune, elle aussi joue un rôle essentiel . L'attraction Lunaire basée sur un cycle de 28 jours cadence les marrées et règle chez les animaux y compris l'homme le principe de conception.
C'est pourquoi, le sage calque sa conduite sur celles du Ciel et de la Terre. Sans agir, il donne sans compter. Ses mânes sont pour le plus riche comme pour le plus pauvre. Sais-t-on qui est vraiment riche et qui est vraiment pauvre ? Comment faire une distinction ? 

Bien à vous toutes et tous, Oliver

jeudi 26 avril 2012

Les deux barques







"Imaginez une double barque traversant un fleuve. Qu'une autre barque vide qui dérive vienne à la heurter, les mariniers fussent-ils des hommes d'esprit mesquin, ne se fâcheront pas. Mais s'il y a un homme dans la barque, ils crieront pour qu'il la gare. S'il ne les entend pas, il crieront une deuxième fois; s'il ne les entend toujours pas, ils le poursuivront d'injures. En résumé, la barque n'excite pas la colère si elle est vide; elle ne la provoque que lorsqu'elle est occupée. Ainsi qui pourra faire du mal à celui qui aura su se vider de son moi?"


Tchouang-Tseu


Que votre barque soit vide... Le plus vide possible...

mercredi 25 avril 2012

Trinité









Celui qui suit le Tao, le sage qui s'éveille, apprend à voir le Monde dans l'Unité. Peu à peu, il retrouve en tout la signature du Tao originel. Cependant, dès qu'il s'agit de décrire le monde, il semble qu'au minimum, il faille trois entités. Par exemple pour les chinois, le Yin, le Yang et le mouvement, l'énergie. Pour les chrétiens, le Père, le Fils et le saint Esprit. Pour les physiciens, le champ électromagnétique (champ électrique, champ magnétique, et le vide, lieu de ce champ).
Je crois profondément en ce principe, cette structure de l'Univers.

Et-vous ? Avez-vous des exemples de Trinité en action?

lundi 23 avril 2012

Non Liberté






Quelle est la liberté de celle ou de celui qui suit le Tao ? Aucune.

En effet chaque circonstance, chaque instant impose une et une seule action juste de retour à l'équilibre (non action).
A la limite, celui qui suit le Tao finit par (après avoir réglé tous ses problèmes) s’asseoir et méditer jusqu'à la fin de sa vie, risquant ainsi de rentrer dans une prison spirituelle.
En fait, vous le pensez bien, ce n'est pas une prison !
Le sage se fait esclave certes! Mais il est l'esclave d'un maître qui ne demande rien.
Le vide est le moteur de l'Esprit, ses intérêts n'existent pas, ou plutôt sont ceux de tous et de toutes choses.
Dès lors, le sage savoure ces instants de communion avec le vide. Et si une action de rééquilibre s'impose, il s'y soumet de bonne grâce.

Votre serviteur, Oliver 

dimanche 22 avril 2012

Retraite






Mais que cherchent-donc les ermites, les sages et les saints ?  A un moment de leur vie, on les voit prendre leur bâton de pèlerin et retourner au coeur des montagnes et de la nature. Y aurait-il un rapport entre les montagnes et la sagesse ? D'autres se retranchent au coeur d'un monastère. Y aurait-il un rapport entre l'ascèse et la sagesse ?
 Ne doit-on pas y voir les symboles d'une retraite vers le calme de l'Esprit ?

samedi 21 avril 2012

Il suffit de ne pas mépriser sa condition pour ne plus s'en lasser.






La vie ne nous a pas été donnée, elle était là avant la naissance en nos parents. Elle a simplement  repris conscience en nous comme elle le fait pour les dix mille êtres. Cette conscience est éternelle, immuable, vide. On peut se croire mal loti, ne pas avoir suffisamment pour se loger ou se nourrir, mais nous sommes tous détenteurs de cette éternelle conscience.
Accepter la vie comme elle vient, ne plus rien désirer, apprendre à connaître l'ultime, voir sa beauté, comprendre l'exclusivité de notre existence, c'est être en harmonie avec le Tao.
C'est pourquoi Lao Tseu dit : "Il suffit de ne pas mépriser sa condition pour ne plus s'en lasser".

jeudi 19 avril 2012

Intelligence du coeur








Un esprit intelligent peu trouver le chemin de l'éveil. A force de pratiquer une discipline (cela s'appelle Kung Fu en chinois), celui-ci va mettre à jour les lois simples de la nature qui organisent les choses.
L'électricien trouvera comment focaliser l'énergie, le boulanger trouvera comment cuire idéalement son pain, l'ouvrier qui travaille à la chaîne trouvera les gestes exacts qui procurent une grande efficacité.
L'esprit intelligent peut alors appliquer le fruit de ses recherches à lui-même. Et ce dans toutes les situations autres que sa discipline. Dans tous les cas, il s'agit d'apprendre à maîtriser les flux énergétiques (Qi Gong - On voit que l'intelligence Chinoise a déjà exploré les chemins de l'Eveil). Ce qu'il y a de remarquable, c'est que cet Eveil,froid car logique, met en oeuvre le corps énergétique, et celui-ci vibre avec le corps (frissons de bonheur) et vibre avec le coeur. Si ce n'était déjà fait, l'esprit logique découvre l'intelligence du coeur qui consiste à s'ouvrir au monde pour mieux en capter l'énergie, et ce sans résistance. Cette résonance du corps n'est pas étrangère à la transcendance du Tao et de sa Vertu.  

mercredi 18 avril 2012

Amour, intelligence et méditation






En matière de vérité, il existe deux chemins.
Le chemin de la logique est le premier.
Le chemin de l'absolu est le second.

Tout n'est que relation de cause à effet, tout est donc logique.
Des esprits d'une intelligence remarquables comme Lao Tseu  ont mis à l'épreuve la logique et ont percé le mystère.

Jésus, lui a incarné l'Amour inconditionnel et a suivi le chemin de l'Absolu.

Une troisième voie est la synthèse des deux autres (car tout se rejoint dans la vérité), la synthèse de l'amour et de l'intelligence, il s'agit de la méditation. Bouddha l'a empruntée.

Le méditant ne fait plus qu'un avec l'Univers, il devient Amour Inconditionnel.
Le méditant trouve la logique du Vide. Il n'est pas de plus grande intelligence.

Alors intelligence, amour, ou méditation, quelle est votre voie naturelle ?

dimanche 15 avril 2012

Conscience








La conscience est tout ce que nous percevons du Monde.
Tout, ou presque, ce que nous sommes passe par la conscience.
Celle-ci nous renseigne sur le Monde extérieur et intérieur.
Nous avons appris à utiliser notre mental qui reconnait et classe les objets en fonction du connu.
La démarche fait intervenir l'imagination et la mémoire.
L'imagination naît de nos diverses formes de désirs.
La mémoire naît de notre soif de savoir.
Mais le mental nous prive, par son activité bruyante, d'un élément central : la proprioception.
Il faut savoir en effet qu'un homme même privé de ses cinq sens garde un certain sens de l'équilibre.
Pour que cette proprioception soit efficace, il faut faire le vide dans sa conscience.
Fermer ses portes comme disaient les anciens.
Ce qui reste, les mystiques l'appellent l'Esprit.
Quand l'Esprit est là, tout est calme...
Quand tout est calme, l'Esprit est là...
L'écoute de cet Esprit, et l'action qui en découle est la Vertu chère a  Lao Tseu.
Aller dans le sens de la Vertu rapproche de l'équilibre parfait. C'est donc une non action, un lâcher prise.

C'est pourquoi, un mental calme sans désir, doublé  d'un non agir mènent à la félicité de la conscience.

Bien à vous toutes et tous, Oliver

jeudi 12 avril 2012

La Voie








Il est un chemin vertueux, une route qui conduit à l'harmonie.
Pour l'emprunter, il suffit de ne plus lutter d'aucune sorte.
Pour ne plus lutter d'aucune sorte à l'extérieur, il convient de ne pas agir.
Pour ne plus lutter d'aucune sorte à l'intérieur, il convient de ne rien désirer.
Le cap à tenir est celui de l'équilibre. Équilibre entre  l'intérieur et l'extérieur.
Le moyen d'y parvenir est de faire silence dans ses pensées.
De la sorte, les idées racines parviennent au cerveau sans être polluées par les désirs.
Les idées racines parviennent aux cerveau sans s'attacher aux passions.
L'action juste en découle. C'est une non action qui favorise notre équilibre et celui du Monde.
Celui qui parvient à cette simple conduite rejoint peu à peu la paix intérieure qui sommeille en chacun de nous.
Celui qui chemine sur cette voie n'a plus de moi ni de mien. Il fait Un avec l'Univers.
Il rejoint la Nature tout comme sa propre nature. Il rayonne de joie.
Comme une femme en amour, il s'abandonne totalement à son bien-aimé.
Celui qui fait Un avec l'Univers pénètre le mystère de la transcendance.
Il est au centre de la roue et il sait que ce centre est partout.
Il communique avec l'âme Universelle, il devient un bras de l'Univers.

En toute amitié, Oliver

samedi 7 avril 2012

Le chant de Kabir : une invitation au voyage.



XIII
La lumière du soleil, de la lune et des étoiles brille d’un vif éclat : la Mélodie de l’amour monte toujours plus haut et le rythme du pur amour bat la mesure. 
Jour et nuit le Chœur musical remplit les cieux ; et Kabir dit : « Mon Unique Bien-Aimé m’éblouit comme l’éclair au ciel. »

Savez-vous comment les instants disent leur adoration ?
Brandissant son cercle de lumières, l’Univers, jour et nuit, chante en adorant.
Là se cachent la bannière et les célestes lambris ;
Là le son des cloches invisibles se fait entendre ;
« Là, dit Kabir, l’adoration ne cesse jamais ; là le Seigneur de l’Univers est assis sur son trône. »
Le monde entier fait son œuvre et commet ses erreurs : mais peu nombreux sont les amoureux qui connaissent le Bien-Aimé.
Comme se mélangent les eaux du Gange et de la Jumna, ainsi se mêlent, dans le cœur du chercheur pieux, les deux courants de l’amour et du sacrifice.
Dans son cœur l’eau Sacrée s’épanche jour et nuit ; et ainsi s’achève le cycle des naissances et des morts.

Voyez quel repos merveilleux est dans l’Esprit Suprême ! Celui-là en jouit qui le cherche.
Tenu par les cordes de l’amour, la balançoire de l’Océan de joie va et vient ; et un son puissant éclate en chansons.
Voyez quel lotus fleurit là sans eau ! et Kabir dit : « L’Abeille de mon cœur boit son nectar. »

Quel merveilleux lotus est celui qui fleurit au cœur du rouet de l’Univers ! Seules quelques âmes pures en connaissent les vrais délices.
La musique résonne partout alentour et le cœur y participe à la joie de la Mer Infinie.
Kabir dit : « Plonge-toi dans cet océan de douceur et laisse s’envoler au loin toutes les erreurs de la vie et de la mort. » 
Vois comme, ici, la soif des cinq sens est étanchée ; les trois formes de la misère ne sont plus.
Kabir dit : « C’est le Sport de l’Inaccessible ; regardez en dedans et voyez comme les rayons de lune du Dieu caché brillent en vous ! »

Là bat le rythme de la vie et de la mort.
Là jaillissent les ravissements. Tout l’espace est radiant de lumière.
Là, une musique mystérieuse se fait entendre. C’est la musique de l’amour des trois mondes.
Là brûlent les millions de lampes du soleil et de la lune.
Là le tambour bat et l'amoureux s’amuse sur une escarpolette.
Là les chansons amoureuses résonnent de toutes parts et la lumière pleut en ondées ; et l’adorateur goûte avec ravissement au céleste nectar.
Regardez la vie et la mort : il n’y a plus de séparation entre elles. Telles la main gauche et la main droite sont elles-mêmes et pareilles.
Kabir dit : « L’homme sage restera muet ; car cette vérité ne peut se trouver ni dans les livres ni dans les Védas. »

J’ai pris place dans l’harmonieux équilibre de l’Un.
J’ai bu la coupe de l’ineffable.
J’ai trouvé la clef du mystère.
J’ai atteint la racine de l’Union.
Voyageant sans chemin je suis arrivé au pays sans douleur ; très doucement la grâce du Grand Seigneur est descendue sur moi.
On chante le Dieu infini comme s’il était inaccessible ; mais, moi, dans mes méditations, sans mes yeux, je L’ai vu.
C’est bien le pays sans souffrances et personne ne connaît le chemin qui y mène.
Seul, celui qui est sur ce chemin est allé au delà de la région des douleurs.
Merveilleux est ce pays, dont aucun mérite ne peut être le prix.
C’est le sage qui le voit ; c’est le sage qui le chante.
Ceci est l’ultime parole ; mais comment exprimer sa merveilleuse saveur ? Celui qui l’a une fois savourée, celui-là sait quelle joie elle peut donner.
Kabir dit : « La connaissant, l’ignorant devient sage et le sage devient muet d’adoration silencieuse. »
L’adorateur est totalement enivré.
Sa sagesse et son détachement sont parfaits.
Il boit à la coupe des inspirations et des aspirations de l’amour.
Là tout le ciel s’emplit de sons et la musique se joue sans cordes et sans doigts.
Là le jeu de la joie et de la douleur ne cesse pas.
Kabir dit : « Si tu te plonges dans l’Océan de Vie, tu vivras dans le Pays de la Suprême Félicité. »

Quelle frénésie d’extase il y a dans chaque heure ! L’adorateur exprime et boit l’essence des heures. Il vit de la vie de Brahma.
Je dis la vérité, car j’ai accepté la vérité dans ma vie. Je suis à présent attaché à la vérité ; j’ai balayé loin de moi tous les faux clinquants.
Kabir dit : « Ainsi l’adorateur s’affranchit de toute crainte ; ainsi le quittent toutes pensées erronées sur la vie et sur la mort. »

Là le ciel s’emplit de musique.
Là il pleut du nectar.
Là les cordes de la harpe vibrent et les tambours battent.
Quelle secrète splendeur est là dans ce château du Ciel.
Là il n’est plus question du lever et du coucher du soleil.
Dans l’océan de révélations qu’est la lumière de l’amour, le jour et la nuit ne font qu’un. 
Joie à jamais ; ni douleurs, ni luttes.
Là j’ai bu, remplie jusqu’au bord, la coupe de la joie, de la joie parfaite.
Là, il n’y a pas de place pour l’erreur.
Kabir dit : « Là, j’ai été témoin des jeux de l’Unique Félicité. »
J’ai connu en moi-même le jeu de l’Univers ; j’ai échappé à l’erreur de ce monde.
Le dedans et le dehors sont devenus pour moi un seul Ciel. L’infini et le fini se sont unis. Je suis ivre de la vue du Tout.
Ta lumière emplit l’Univers ; elle est la lampe d’amour qui brûle sur le plateau du savoir.
Kabir dit : « Là, aucune erreur ne peut entrer et le conflit de la vie avec la mort n’existe plus. »

Kabir se résume lui-même :

Aussi longtemps que l’homme réclamera le Moi et le Mien, ses œuvres seront comme zéro.
Quand tout amour du Moi et du Mien sera mort, alors l’œuvre du Seigneur sera accomplie. 
L’homme qui est bon, loyal, qui demeure calme au milieu de l’agitation du Monde, qui estime autant que soi-même toutes les créatures de la Terre,
Cet homme-là atteint l’Être Immortel et le vrai Dieu est avec lui.
Kabir dit : « Celui dont les paroles sont pures et qui n’a ni orgueil ni envie connaît Son Vrai Nom. »

vendredi 6 avril 2012

La méditation non active

L'ultime Vertu du Tao n'est pas au sommet de l’Himalaya. Elle n'est pas non plus dans les profondeurs de l'océan, ni même dans les cieux. La Vertu du Tao, celle qui concerne l'homme est au sein même de chacun de nous. Il suffit d'être à son écoute, de lui laisser le temps de se manifester. Faire silence dans son coeur et dans sa tête, méditer, poser une question, attendre que la réponse vienne naturellement, spontanément, en parole ou bien en acte (parfois la méditation nous met en mouvement). Telle est la vie naturelle, celle qui vient de l'Esprit, celle qui vit de l'Amour universel. Car l'Esprit nous guide sur ce chemin. C'est pourquoi à un moment, il faut quitter sa natte de méditation et suivre la large route de l'Esprit sans quitter notre état méditatif.
Et ce, même au marché !
En toute amitié,

Oliver

jeudi 5 avril 2012

Les insensés

Qu'est-ce qui a poussé ces hommes à tant charger cette mule ?
Qu'est-ce qui entraîne un individu dans une direction? Qu'est-ce qui le pousse à agir ? Pourquoi Madame Martin part-elle faire un jogging le dimanche matin? Pourquoi Monsieur Dupont double-t-il la voiture qui le précède ? Qu'est-ce qui entraîne Monsieur Dubois à travailler à la chaîne ? ... Pourquoi le petit Nicolas veut-il être le Président de l'action (joke) ? 
Autant d'actes de la vie quotidienne, autant de question à se poser. Y a-t-il une bonne raison ? Autrement dit sommes-nous obligés d'agir ? La question doit être posée au niveau de l'âme et de la conscience. L'ego, lui, par l'intermédiaire du mental trouvera toujours une bonne raison d'agir, puis, même, il le fera par habitude. 
A chaque instant, nous pouvons nous demander : "suis-je obligé de faire ce que je m'apprête à faire ?" Et la réponse est souvent non. On fait les choses par envie, ou par habitude, on n'est donc pas obligé de les faire. Or agir par habitude, c'est perdre sa capacité d'écoute intérieure, sa capacité d'attention, c'est en quelque sorte perdre son instinct. Agir par envie, c'est succomber à ses désirs sans non plus écouter son instinct. 
Parfois cependant, le contexte nous force à agir, si Madame Martin se sent mieux en allant courir le dimanche Matin, c'est une bonne raison, et son instinct la poussera à courir (mais gare aux habitudes qui peuvent déclencher d'autres mots) . Monsieur Dupont, lui est sous l'emprise du stress il se rend au travail et, selon son ego, il ne veut surtout pas être en retard, il double de façon inconsidérée (l'expression est bien trouvée). Pourtant, ce même ego l'a incité à prendre du temps pour son petit déjeuner. Chacun ses priorités... Monsieur Dubois, lui a une bonne raison de travailler à la chaîne, ce travail permet à lui et à sa famille de trouver de quoi se loger et de quoi se nourrir, il est donc obligé de le faire, il est en situation de Non Agir. 
Selon chaque contexte, il convient de faire marcher sa conscience et attendre d'être réellement dans la nécessité d'agir. Lorsque cette action s'impose d'elle même, son accomplissement devient naturel. Si au contraire on cède à ses désirs, on laisse son ego agir bille en tête, et la leçon du Tao, le retour négatif, ne tardera pas à arriver. 
Madame Martin, depuis peu à des problèmes aux genoux. Monsieur Dupont s'est fait une grosse frayeur avec un cycliste qui roulait en double file. Monsieur Dubois vient d'avoir une augmentation, il ne l'avait ni demandée, ni désirée, il est donc doublement satisfait. Le petit Nicolas n'a pas du lire Lao Tseu (joke).
D'un côté, il y a ceux qui désirent (les insensés, les ambitieux) qui agissent à tous va et qui ne sont jamais satisfaits, de l'autre, il y a ceux qui ne font que ce que la vie leur offre (respectant le Tao) et qui possèdent une grande joie intérieure.

Agir en harmonie


Sans agir, ou presque... Oliver

mardi 3 avril 2012

La Mort

L'homme qui suit le Tao met à l'épreuve la Vertu. A chaque instant, en chaque lieu, le Tao lui indique une direction, une attitude, une tâche, pour harmoniser l'homme dans son contexte. Celui-ci n'agit que si cela est nécessaire, car sinon ce serait satisfaire les désirs de l'Ego. C'est ce que Lao Tseu appelle le Non Agir. Aussi petit à petit, les désirs personnels diminuent ainsi que les actes égoïstes. Au contact du Tao, les désirs diminuent au point de ne plus tenir aux biens matériels. Les désirs diminuent au point de ne plus tenir aux proches, a sa bien aimée, a ses parents, ses enfants. Non qu'ils soient rejetés, mais juste pas plus aimés que le reste du monde, pas d'affection particulière. Ainsi l'homme du Tao est libre de toute attache. Il accepte la douleur des vieux jours et se laisse aller a l'oeuvre réparatrice du vide.  Le jour où la Mort surviendra, il n'aura rien à perdre. Déjà au contact de l'âme du Tao, il est probable que celle-ci lui survivra. C'est en cela que l'on qualifie le sage d'immortel. On peut dire que l'homme du Tao est un "mort vivant". Il s'est déjà préparé, il sait ce qui l'attend. C'est le fruit du Non Savoir.


Amicalement, Oliver   

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