Language

Pour les mélomanes

Un peu de musique hors du Temps
la route...

vendredi 25 octobre 2013

Qui décide ?

"Devenir ce que l'on a décidé d'être".

Voici le programme que j'ai lu récemment et proposé par un animateur de groupe de spiritualité. La question que je pose est qui décide ? L'ego ou le Non Etre ?
Si la réponse est l'ego, il ne s'agit plus de spiritualité.
Si l'on repose sur le Non Etre, alors le chemin de la vie est celui du Tao, il n'y a plus de décision, rien que des évidences.
Il faut voir que toute décision découle d'un désir, et est donc contraire au Tao. 

samedi 19 octobre 2013

Promenade parfaite (Lie Tseu)


Quand il était jeune disciple, Lie-tzeu aimait à se promener. Son maître Hou-K’ioutzeu lui faisant rendre compte, lui demanda :
— Qu’aimes‑tu dans la promenade ?
Lie-tzeu dit :
— En général, c’est une détente reposante ; beaucoup y cherchent le plaisir de considérer ; moi j’y trouve le plaisir de méditer ; il y a promeneurs et promeneurs ; moi je diffère du commun.
— Pas tant que tu crois, dit Hou-K’ioutzeu ; car, comme les autres, tu t’amu­ses. Eux s’amusent visuellement, toi tu t’amuses mentalement. Grande est la différence, entre la méditation extérieure, et la contemplation intérieure. Le méditatif tire son plaisir des êtres, le contemplatif le tire de soi. Tirer de soi, c’est la promenade parfaite ; tirer des êtres, c’est la promenade impar­faite.
Après cette instruction, Lie-tzeu crut bien faire en renonçant abso­lument à se promener.

— Ce n’est pas ainsi que je l’entends, lui dit Hou-K’iou­tzeu ; promène‑toi, mais parfaitement. Le promeneur parfait marche sans savoir où il va, regarde sans se rendre compte de ce qu’il voit. Aller partout et regarder tout dans cette disposition mentale (abstraction totale, vue glo­bale, rien en détail), voilà la promenade et la contemplation parfaites. Je ne t’ai pas interdit toute promenade ; je t’ai conseillé la promenade parfaite.
Lie Tseu

Équilibrer le ressenti intérieur et la perception extérieure, ne pas se faire emporter ni par l'un ni par l'autre, être conscient de cela, juste observateur, ne pas agir mais se laisser guider par la réalité des faits sans rien conceptualiser par le mental. Telle est la leçon non dualiste de Hou-K'iou-tzeu.

samedi 12 octobre 2013

Convergence


Des auteurs dont Lao Tseu ont qualifié l'accomplissement de la sagesse de chemin ou de voie spirituel. Et il faut dire que pour le chercheur de vérité, tout semble effectivement converger comme un faisceau de routes qui mènent à un même état : l'éveil.

Au jour d'aujourd'hui, voici les quelques convergences que j'ai pu identifier.

Non ego : c'est l'un des points clé de la spiritualité, ce point est présent dans tous les enseignements.
Non être : un autre nom pour désigner l'absence d'ego.
Non désir : le désir est une projection du mental dans l'avenir, même la peur est du désir - désir que la paix revienne - la souffrance est une sorte de désir - désir panique de guérir.
Non agir : ici, toutes les actions ayant comme maître d'oeuvre l'ego ont disparu. Seule reste l'action juste, celle qui s'impose à la conscience dans l'ici et maintenant, spontanément.


Donner (amour) : comment parler de spiritualité sans parler d'amour ? Lao Tseu dit : "le sage ne thésaurise rien, ce qu'il a il le donne, c'est pourquoi il reçoit, ce qu'il reçoit, il le donne encore, c'est pourquoi il détient ce qu'il y a de plus précieux au monde".
Ici et maintenant : Rien n'existe d'autre que l'ici et maintenant, c'est là la seule vérité. Tout le reste n'est que conjecture.
Centre : Tout se passe en nous à la frontière entre l'intérieur et l'extérieur. Ce point clé est comme le centre d'une roue qui tourne au grès de la vie.
Etre plutôt qu'avoir ou faire : avoir ou faire nous sort de la présence à l'instant. Avoir, ce sont des pensées, des concepts: vous n'êtes pas plus propriétaire de votre maison avant ou après l'avoir payée seul un chèque fait la différence. Faire nous place dans l'action de l'ego. Vide d'ego, on peut avoir et faire, mais cela s'inscrit dans l'unité, l'harmonie.
.

Connais-toi toi-même : Pour se laver de son ego, il faut bien se connaître. Le but est de faire capituler chacun des personnages de l'ego. Lao Tseu dit :"seul celui qui se vainc lui-même possède la force"
Non pensée : il s'agit ici de faire taire le mental, qui n'est au final pas différent de l'ego.
Silence : sans mental, sans pensée, le cerveau est silencieux.
Vide : c'est l'océan dans lequel nous baignons tous, dans lequel baigne l'Univers. Le vide reste mystérieux, mais c'est probablement notre essence.
Non savoir : Lorsque l'on fait silence, lorsqu'on s'est défait de tous les bagages de l'ego, on ne sait plus rien, mais on est attentif à tout ce qui fait l'instant (à l'extérieur de nous et en nous), ceci nous permet de découvrir l'action juste. Tout savoir devient inutile.
Les 3 cerveaux : Il s'agit du Cortex, du cerveau Limbique, et du cerveau Reptilien. C est le siège du mental, L est le siège des émotions, et R est le chef d'orchestre pour le fonctionnement du corps. Quand C est bruyant R est perturbé, entraînant maladies et dysfonctionnements psychologiques.
Le Sage est connu pour s'être libéré de son mental et de ses émotions.
Non dualité : Il s'agit de ne plus distinguer, et en particulier d'unir l'intérieur et l'extérieur de l'individu. Le sage et son entourage deviennent l'océan (de vide), et non plus une vague (un individu).

Le ruban de Moebius : il n'a qu'une face.
Conscience : faites taire les pensées, il reste la conscience pure. Celle-ci est la grotte depuis laquelle on peut voir le monde. Tout votre univers est là, il n'y a rien d'autre, d'où l'illusion que crée le mental.
La mort : la mort ne semble pas être l'horrible chose dont on nous parle. Ceux qui ont vécu des expériences de mort imminente s'accordent pour dire que la conscience demeure jusqu'aux frontières de la mort. Une conscience d'Amour.
Le Tao : cheminement spirituel qui s'inspire de la nature pour que l'homme retrouve son naturel (celui qu'il avait étant nourrisson).
La Vertu : le Tao, copiant (étant) la nature ne peut se retourner contre le naturel qui est en nous. Son action est donc toujours vertueuse. Il s'agit de la Vertu et non des vertus que le mental de l'homme se plait à énumérer.


Le naturel : On retrouve fortement cet aspect dans les traditions chamaniques. Il se trouve que l'homme sans ego retrouve son naturel.
Le Soi ; Le Soi est ce qui reste lorsque l'homme s'est vidé de son ego.
L'enfance : enfant, on est innocent, retrouver cet état est l’apanage du sage. Mais attention l'enfant devient très vite égoïste, il n'est alors plus un modèle.
Harmonie : lorsqu'on retrouve son naturel, en se débarrassant de son ego, on devient très vite en harmonie avec la vie.


Tous ces mots sont pour l'état d'éveil, comme autant de doigts qui pointent la Lune. Tout semble converger vers une seule et même réalité. L'éveil peut rester lointain, mais mettre en pratique toutes ces notions doit nous permettre d'atteindre la réalité de l'éveil.

Bien sur, la liste n'est pas exhaustive, puisque le Sage doit tout voir à travers le nouveau prisme du Tao (de la Non Dualité). Mais ce qui est nouveau, c'est que sa vision converge, comme les briques d'un puzzle qui se met en place...

samedi 5 octobre 2013

Oui

Dire oui...
Savoir dire oui...
Mon environnement change, il a changé, qu'y puis-je ?
Cela ne correspond pas nécessairement à mon attente, à mon désir ?
Et alors, les faits sont là, il est impossible de revenir en arrière, de remonter le temps.
Pour celui qui dit non aux événements, il va y avoir dépense d'énergie inutile.
A l'inverse celui qui accepte la situation va pouvoir tirer profit de ce qui advient.
Aussi, savoir dire oui, c'est la méthode pratique pour renoncer à ses désirs.
C'est aussi la méthode pour vivre pleinement l'instant présent.

Ou quand l'ego s'en mêle !
Dire oui aux événements ne veut pas dire nécessairement baisser les bras. Au contraire, certaines situations exigent l'action. Et dans ce cas partir de ce qui est est le meilleur moyen d'aboutir !
La situation du moment, c'est l'état de ce qui est, du Tao. Refuser cet état, c'est affronter l'incommensurable. Cela ne veut pas dire renoncer à modifier les choses, cela veut juste dire accepter ce qui est.

Rechercher dans ce blog