Language

Pour les mélomanes

Un peu de musique hors du Temps
la route...

mercredi 15 mai 2030

Editorial

Bonjour à toutes et à tous,

Il est un chemin tellement évident que si peu de gens l'empruntent.
Ce blog est construit le long de cette route, la voie large qui suit l'Univers, en toute simplicité.
Il y a 2500 ans, un homme nommé Lao Tseu a donné un nom au principe de cette voie : le Tao.

Que vous soyez depuis peu sur cette voie ou fidèle depuis toujours, n'hésitez pas à faire part de vos expériences.

Bon Tao à toutes et à tous,

Oliver

Avec plus de 100 articles sur le Tao, les grandes lignes ont été dressées. Aussi, si un sujet particulier motive votre visite, n'oubliez pas la recherche par mots clefs ci-dessus. Les articles fondateurs sont plutôt en fin de liste.
                                                                                      http://www.myannuaire.com 

Lectures


Avant toute chose, signalons à ceux qui passeraient par ce blog pour se renseigner sur le Taoïsme, les lectures incontournables des pères du Taoïsme Chinois.
Le Tao Te King de Lao Tseu taoteking en ligne
L’œuvre de Tchouang Tseu
Le grand classique du vide parfait de Lie Tseu
Les trois oeuvres réunies

Pas plus de commentaire, je ne veux influencer d'aucune manière.

Bonne lecture,

Oliver

vendredi 19 mai 2017

La vie au cœur du Monde


Tout ce que l'on connait dans ce Monde vient de notre conscience, et pourtant il est difficile d'en faire le tour. Cette conscience a la capacité de saisir le réel, mais elle a aussi la capacité d'extrapoler pour se faire une idée qui lui est propre. Lorsqu'elle extrapole, elle peut se fonder sur son propre jugement, mais elle peut également se fonder sur le jugement des autres en utilisant ce qu'elle a appris d'autrui. Et c'est ainsi que d'extrapolation, en extrapolation, l'individu se fait une idée globale du Monde et qu'il prend conscience de la multitude. Pourtant, a bien y regarder, il n'y a dans ce qui fonde l'individu que le travail de la conscience. Nous ne sommes que cela; et le Monde est comme une invention de notre part. C'est la raison pour laquelle le travail
sur soi dont parlent les différentes écoles spirituelles est si important. Bien maîtriser sa conscience, c'est se construire une vie harmonieuse. En fait, la conscience ne se maîtrise pas, elle s'observe. Car la conscience est consciente d'elle même, elle peut donc s'auto observer. Quand vous parvenez à une auto-observance continue, vous n'êtes pas loin de l'Eveil, ou du Nirvana. Pourquoi ? Et bien parce que dans son observation, la conscience est infaillible, elle SAIT ce qu'il convient de faire face à votre réalité. Elle a cette capacité intuitive, pour peu que votre mental ne la submerge pas de pensées inutiles. Aussi, celui ou celle qui fait du ménage dans sa conscience en épurant ses pensées, et ce par l'observation de ces dites pensées, devient instinctif, proche du Tao.
Nous ne savons pas très bien ce qu'est la vie, mais ce dont nous sommes sûrs c'est qu'elle est bien là au centre de chacun d'entre-nous. Appréhender notre centre, c'est donc appréhender le cœur vivant du Monde. Et quand on fait ce travail, qu'observe-t-on ? Dans un premier temps, on découvre la conscience elle-même, c'est un pas important. Puis on est rapidement confronté à la vacuité. Le fond de la conscience est vide, une fois qu'on a laissé filer toutes ses pensées, il reste le vide. Mais cette vacuité n'est pas inerte elle est un peu comme un bouillon de culture dans lequel naissent des germes de pensées qui si on ne les laisse pas filer vont
très vite envahir notre conscience. Or il est important de garder vide sa conscience, car c'est ce qui permet d'être intuitif. En effet, celui qui sait être vide sera immédiatement alerté de ce qu'il convient de faire dans l'ici et maintenant, car la conscience est infaillible pourvu qu'elle ne soit pas polluée de cogitations.  En effet la conscience traite aussi bien de l'extérieur (notre environnement, les personnes et les objets qui nous entourent) que de l'intérieur (le mécanisme de notre pensée, avec notre mémoire, notre imagination). Faire le vide intérieur, c'est se garantir d'être tourné vers les autres, vers l'extérieur, bref dire oui à la vie,
Chacun d'entre nous est au cœur de son Monde, en apprenant à nous épurer, à laisser de côté notre fierté qui n'est autre que l'image que l'on se fait de soi, on se tourne vers l'extérieur humblement, on s'ouvre à l'autre, on s'ouvre au Monde. Ceci est une qualité que les autres ne remarqueront peut-être pas, mais qui vous garantira paix et sérénité. Le Monde que nous partageons est d'une sagesse infinie, a nous de lui donner la place qu'il mérite. 

samedi 13 mai 2017

Le savoir du non savoir

Lao Tseu dit que le Saint Homme fait du non-savoir son étude. En cela, il s'oppose au Saint Homme de Confucius qui cherche à accumuler les savoirs. Or, accumuler les savoirs pollue le cerveau. et alourdit la pensée de choses inutiles. L'homme de savoir vit dans le passé de sa mémoire, ou élabore des calculs pour construire et ainsi influer sur son environnement. Aussi, l'homme de savoir, quand il ne s'encombre pas de pensées inutiles, élabore des stratagèmes qui généralement ne respectent pas le Tao. 
A contrario, l'homme qui cultive le non-savoir ne se sert pas du savoir accumulé dans sa mémoire pour réagir face aux événements, il se sert de son sens instinctif. Comme dans le Dzogchen, il est
contemplatif, et n'agit que lorsqu'un déséquilibre survient dans le champ de sa conscience. Il vit pour l'équilibre de l'Univers, et cette science est le pinacle des sciences. Le Tao est sa force tranquille, et il n'est point besoin de s'instruire plus, cela est même néfaste. Ainsi, l'homme de non-savoir avance sans faire de bruit, vit sa vie sans heurt et par la-même réalise une oeuvre pérenne et de valeur sûre.
L'homme qui vit le Tao ne se sert guère de sa mémoire, cela ne veut pas dire pour autant, qu'il ne se souvient de rien. Au contraire, il acquiert de l'expérience tout au long de sa vie au contact du Tao. En effet, il n'est pas de faits plus marquants que ceux vécus en harmonie avec le Tao. L'homme qui vit à l'écoute de l'Univers vibre et vit une expérience inoubliable. C'est là un paradoxe du non-savoir.
Pour cultiver le non-savoir, il importe d'être à l'écoute de tout ce qui entre dans le champ de la conscience : le monde qui nous entoure ; les personnes présentes, le cadre dans lequel agissent ces personnes, le temps qu'il fait, l'heure... (le champ de la conscience est infini), mais aussi ce qui entre dans le champ de la conscience par l'intérieur ; ce qui nous vient à l'esprit, l'harmonie qui règne dans notre corps, ou au contraire les douleurs qui peuvent survenir. L'homme de non savoir cultive l'équilibre entre l'interne et l'externe. Ce faisant, il ne choque personne, il est homme de consensus, transparent. Il n'est jamais source de conflit, il apporte paix et sérénité. Pourtant, il ne recherche pas les honneurs, car il n'accumule rien. Il préfère vivre en harmonie près de la nature qui l'a vue naître.
Ainsi, l'homme de non-savoir est à l'écoute du Tout, cela le rend instinctif, prêt à non-agir, car il agit pour l'Univers et non pour lui-même. Il SAIT ce qu'il convient de faire sans jamais l'avoir prémédité.

samedi 6 mai 2017

L'engagement


Lorsqu'on est sur une voie, que ce soit le Tao ou une autre spiritualité, il importe de s'engager dans son quotidien pour être fidèle à cette voie. Au début, cela peut paraître difficile, contraignant et l'on peut se décourager, envoyer tout balader et retomber dans ses petits (ou gros) travers. Et puis, avec le temps, l'expérience s'engrange, et l'on voit, qu'avec l'aide de sa conscience, on peut se rapprocher du Tao, et que ce faisant, on constate les bienfaits de notre attitude, de cette posture que l'on adopte dans sa vie. 
Et ces bienfaits sont tellement décisifs dans notre nouvelle vie (la vie qui commence après l'Eveil) qu'il n'est plus question de faire marche arrière, l'engagement doit être maintenu encore et encore. Et si les vices sont un puits sans fond, il en va de même avec la vertu, le cercle vertueux ne connaît pas de limite ! Aussi on peut toujours aller plus loin dans le Non-Désir, et l'on peut toujours aller plus loin dans le Non-Agir. 
Au début ce sont des petits clin d’œil qui vous permettent de reconnaître l'intérêt du Non-Désir, comme ce jour où cherchant la veste de ma fille, j'ai lâché prise sur le désir de la trouver, et j'ai vu qu'elle était sous mes yeux... Et ainsi, petit à petit, d'expérience en expérience, on apprend à lâcher prise du désir un peu plus tous les jours. Et les bénéfices sont tellement gratifiants qu'il n'est plus question de revenir en arrière ! 
Parfois on est tenté de céder, le désir auquel on succombe est trop fort, j'ai bien sur cédé à d'énormes tentations, comme celle de m'acheter un beau 4x4, mais je ne me suis pas précipité (Non-Agir), j'ai laissé le désir monter en moi, je suis allé jusqu'au bout, j'ai succombé une a une devant toutes les options pour aboutir à un prix indécent, et donc un vraisemblable acte manqué qui aurait pu me faire souffrir si je ne connaissait pas le mécanisme du désir. Dans tous les cas cela m'aura pris du temps, et qui sait ce qu'aurai été ma vie si j'avais consacré ce temps à autre chose ? Non décidément, je ne peut revenir en arrière dans ma quête du Tao, car un désir entraîne un autre désir et ainsi de suite, c'est sans fin... Cette volonté d'acquérir un 4x4 m'aura rappelé à l'ordre ! Olivier, reste fidèle à ton engagement ; il t'a tant apporté !  Ainsi, s'investir dans la spiritualité qu'on a choisie est d'une grande nécessité, il ne faut pas faire les choses à moitié.   

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