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mercredi 15 mai 2030

Editorial

Bonjour à toutes et à tous,

Il est un chemin tellement évident que si peu de gens l'empruntent.
Ce blog est construit le long de cette route, la voie large qui suit l'Univers, en toute simplicité.
Il y a 2500 ans, un homme nommé Lao Tseu a donné un nom au principe de cette voie : le Tao.

Que vous soyez depuis peu sur cette voie ou fidèle depuis toujours, n'hésitez pas à faire part de vos expériences.

Bon Tao à toutes et à tous,

Oliver

Avec plus de 100 articles sur le Tao, les grandes lignes ont été dressées. Aussi, si un sujet particulier motive votre visite, n'oubliez pas la recherche par mots clefs ci-dessus. Les articles fondateurs sont plutôt en fin de liste.
                                                                                      http://www.myannuaire.com 

Lectures


Avant toute chose, signalons à ceux qui passeraient par ce blog pour se renseigner sur le Taoïsme, les lectures incontournables des pères du Taoïsme Chinois.
Le Tao Te King de Lao Tseu taoteking en ligne
L’œuvre de Tchouang Tseu
Le grand classique du vide parfait de Lie Tseu
Les trois oeuvres réunies

Pas plus de commentaire, je ne veux influencer d'aucune manière.

Bonne lecture,

Oliver

vendredi 9 juillet 2021

Art

 Dans les jeunes années de ma vie, j'ai été artiste, j'ai commencé par la peinture avec un réel succès, puis je me suis mis à la musique sur synthétiseur avec un succès plus mitigé. Qu'est-ce qui me poussait alors ?
On dit que les artistes sont des écorchés vifs, qu'ils ont une blessure qu'ils tentent de guérir... Je me souviens qu'à l'époque (à 25 ans) je me remettait à peine de mes premiers épisodes maniaque, car je suis bipolaire depuis cette période. Il est vrai que le traumatisme que me laissent les hospitalisations de l'époque est sévère, j'en garde encore non un souvenir amère, mais une cicatrice bien réelle. On projette alors ce traumatisme sur les œuvres que l'on couche sur le papier. L'union du masculin et du féminin était à l'époque un thème majeur, c'était, pour le jeune homme que j'était, une préoccupation bien naturelle. J'étais aussi préoccupé par les récits bibliques. Je venais de lire la Bible, ce qui peut aussi perturber l'équilibre psychique.
Aujourd'hui, j'ai laissé les arts majeurs... Pour me consacrer au Tao. Pourtant vivre le Tao est une expérience qui relève de l'Art avec un grand A. Il faut lâcher prise, s'abandonner à la vie, être toujours satisfait de ce que l'on a, ne rien thésauriser, donner ce que l'on a su recevoir. Ne rien désirer et se garder d'agir, accepter qu'on ne sait rien, et recueillir l'enseignement du Tao comme un trésor.
Quelques spiritualités ancestrales comme le Tao, le Bouddhisme, ou le Bouddhisme Zen sont un véritable art de vire, avec des techniques d'arts martiaux ou des techniques de méditation. Ces techniques enseignent l'art et la manière de se comporter dans la vie, au cours du Tao. Parmi elles, laisser l'esprit être avant la pensée, fait vivre l'intuition en notre fort intérieur.
Il faut vivre comme si on n'avait rien inventé, comme si on ne savait rien, comme un petit enfant, et se laisser guider par l'esprit intuitif, celui-là même qui est l'émanation du Tao, celui qui est à la croisée des chemins, qui fait une synthèse de l'instant présent.
On parle d'art de vivre, et je ne connait aujourd'hui rien de plus proche de cet art que le Tao. Comme de l'art, il émane du Tao le mystère de l'harmonie naturelle. Car le Tao n'est pas provocateur comme certains artistes de mauvais goût. Mais le Tao amaigrit le gros, raccourcit le long, affaiblit le fort, renforce le frêle, renseigne l'égaré, égare le pressé, permet à l'homme de s'adapter à son environnement.  


vendredi 25 juin 2021

Magie

Si vous êtes dans une démarche spirituelle, il ne vous aura pas échappé que certains moments sont des instants de grâce, qu'à ces moments les évènements se coordonnent comme par magie. C'est tellement vrai que certains d'entre nous ont fait de la recherche de ces instants un but. Ce sont les Satori des Maitres Zens. Pourtant ces mêmes Maitres Zens disent du Satori : avant le Satori, les fleuves sont des fleuves, les montagnes sont des montagnes, pendant le Satori, les fleuves ne sont plus des fleuves, les montagnes ne sont plus des montagnes, et après le Satori, les fleuves sont à nouveau des fleuves, et les montagnes sont des montagnes ! Ces sages nous montrent que la magie ne dure pas.
En fait, il n'y a guère de magie, le Tao est toujours là présent. Et c'est notre état d'âme qui change au gré
de notre comportement. Si nous vivons pour notre ego, nous sommes tellement tendus vers nos objectifs, nos désirs, que nous passons complètement à côté des petits miracles et des bonheurs simples de la vie. Pour profiter de la magie, il faut lâcher prise de notre ego. Chaque jeté de lest provoque une ouverture d'esprit qui nous rend attentif à notre environnement, au Tao. Et cette soudaine ouverture laisse entrer en nous une nouvelle perspective. Ainsi le Tao qui est aussi en nous peut vibrer librement, et l'on accueille un instant de grâce. 
Avec un peu d'habitude, on accueille tout, car l'on sait que le Tao est toujours là, protecteur, et qu'il ne peut rien nous arriver de mieux que ce qu'il propose , alors la magie parait loin car le Tao est simple. Pourtant, les larmes de joie sont toujours prêtes à couler et à nous rapprocher de la grâce. Tout accueillir
est sans doute la clé pour faire l'expérience du Tao. Ne rien rejeter, ne rien saisir, ne rien discriminer, voir, ne rien regarder, ne rien déprécier, ne rien apprécier, être neutre, toujours prêt a accueillir ce qui vient. Le Saint Homme de Lao Tseu est ainsi, il suit la voie du milieu et de fait, rien ne peut l'atteindre.
Certains me diront que si l'on ne pilote pas sa vie, on ne construit rien et que l'on devient moins que rien. Mais c'est mal connaitre le Tao, qui offre le meilleur en toute circonstance. Et si la vie nous apporte des déconvenues, c'est à coup sur parce que nous espérions d'elle de trop hautes visées et que ces désirs étaient irréalisables.
On comprend aussi pourquoi le Taoïste est sans agir. Il préfère ne rien tenter pour rester fidèle au Tao. Certes, il ne reste pas allongé dans son lit, mais il se laisse guider par la vie sans jamais chercher à s'imposer ou à s'enorgueillir. Le Tao offre la liberté, parce qu'il est lui-même sans agir et sans désir. Ainsi, il donne toujours le meilleur de lui-même. C'est ce bonheur qu'il faut savoir prendre au bond.

vendredi 11 juin 2021

Agacement

 Etre Zen, paisible, décontracté, voici le programme qu'ont en commun nombre de philosophies spirituelles. Or voici que ces jours-ci, mon calme a perdu de sa superbe. Je m'agace pour le moindre objet qui fait de la résistance, pour une feuille de papier qui ne veut pas se décoller de la précédente, pour mon téléphone qui m'échappe des mains, bref tout m'agace, je suis devenu irritable. Et ce, sans parler de ce que je pense de mes congénères : de l'étudiant qui me montre par son montage qu'il n'a rien compris à la théorie du cours, à l'automobiliste qui me double à un endroit où manifestement il n'y avait pas la place en passant par cet agent de la vaccination contre la COVID-19 qui me fait comprendre qu'aucun vaccin ne correspond à ma tranche d'âge.
Au début, je me suis demandé ce qui m'arrivait. Et comme je suis sujet à des troubles bipolaires, je me suis demandé, si je n'étais pas en train de faire une petite décompensation euphorique... Mais très vite, je me suis rendu compte que mes accès d'humeur retombaient presque aussi vite qu'ils étaient montés. Alors pourquoi cette irritation ? Et bien, c'est bête à dire, mais cela vient d'une situation contre laquelle je ne peux pas grand chose : j'ai terriblement mal au dos. Bien sûr, je suis allé consulter mon médecin et des spécialistes, mais voilà, mon scanner ne montre pas de point critique ; c'est toutes mes vertèbres lombaires qui sont "tassées", et les spécialistes ne peuvent rien pour moi. J'ai fait de la kinésithérapie, avec un réel succès, mais peu durable. J'ai envisagé d'installer un spa de nage, et puis mon épouse à acheté un vélo d'appartement, et cela me fait beaucoup de bien - j'en fais tous les jours - .
Seulement voilà, aujourd'hui, cela ne suffit plus, alors Bouddha, je suis en plein dans le sujet de tes 4
nobles vérités. J'ai beau méditer, me placer sur le chemin de la cessation des souffrances, aujourd'hui, mon dos me fait terriblement souffrir et je suis impuissant, il m'est terriblement difficile de ne pas désirer que cela cesse. Pire, la souffrance est mauvaise conseillère et me rend irritable.
Peut-on quelque chose contre la souffrance physique ? Une personne qui vient de se couper avec un couteau est sujet à une terrible souffrance. Sera-t-elle capable de rentrer en méditation ? Non, la souffrance physique semble difficile à guérir par la spiritualité. Certes la souffrance morale se guérit par le non désir, mais la souffrance physique aveugle tout sur son passage, même le plus paisible des Bouddhas. 

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