Language

mercredi 15 mai 2030

Editorial

Bonjour à toutes et à tous,

Il est un chemin tellement évident que si peu de gens l'empruntent.
Ce blog est construit le long de cette route, la voie large qui suit l'Univers, en toute simplicité.
Il y a 2500 ans, un homme nommé Lao Tseu a donné un nom au principe de cette voie : le Tao.

Que vous soyez depuis peu sur cette voie ou fidèle depuis toujours, n'hésitez pas à faire part de vos expériences.

Bon Tao à toutes et à tous,

Oliver

Avec plus de 100 articles sur le Tao, les grandes lignes ont été dressées. Aussi, si un sujet particulier motive votre visite, n'oubliez pas la recherche par mots clefs ci-dessus. Les articles fondateurs sont plutôt en fin de liste.
                                                                                      http://www.myannuaire.com 

Lectures


Avant toute chose, signalons à ceux qui passeraient par ce blog pour se renseigner sur le Taoïsme, les lectures incontournables des pères du Taoïsme Chinois.
Le Tao Te King de Lao Tseu taoteking en ligne
L’œuvre de Tchouang Tseu
Le grand classique du vide parfait de Lie Tseu
Les trois oeuvres réunies

Pas plus de commentaire, je ne veux influencer d'aucune manière.

Bonne lecture,

Oliver

vendredi 23 juin 2017

Simplicité


La simplicité est au cœur de la vie. Ce sont les phénomènes simples qui ont lieux. Les événements trop complexes ne durent pas, ils se cassent, s'émoussent, s'effritent. Ne perdure que le simple squelette. Ainsi, la simplicité est le moteur de la vie. Autour des choses simples peut se construire l'arbre de vie. Et la simplicité va de paire avec l'équilibre. Lors d'un phénomène, l'énergie est transmise de façon optimale si et seulement si la cause est de même force et de même nature que l'effet. Par exemple, il est commode de verser de l'eau dans un verre à partir d'une cruche, car cette dernière est étudiée pour - poids de la cruche remplie portable sans effort et forme de la cruche optimisée pour un levier minimal - mais il est encore plus commode de verser
l'eau d'un verre dans un verre de même contenance. C'est une question d'équilibre. La peau de notre corps est très sensible au contact de la peau d'autrui, les températures sont les mêmes, la souplesse est la même, c'est simple, et c'est une question d'équilibre.
L'homme simple est discret, mais est bien présent, il est efficace, apprécié. Il ne cherche pas à se mettre en valeur et laisse volontiers les affaires aux autres. Lorsqu'une corvée se présente, il ne rechigne pas et se met à la tâche. Il sait que cette action doit être accomplie et préfère en assumer la réalisation plutôt qu'une autre personne ne rechigne à la tâche. C'est une question d'économie concernant l'Univers dans sa globalité.
  
L'homme simple ne tire pas des plans sur la commette, il ne réfléchit pas plus que nécessaire, et agit souvent à l'instinct, il fait confiance à la situation pour qu'elle lui apporte la clef du dénouement. Et si quelqu'un intervient avant ce dénouement, il ne s'interpose qu'en cas de danger. Il ne manque pas de féliciter l'autre pour son action salvatrice, même si se dernier aurait pu s'économiser en attendant le bon moment.
L'homme simple est entièrement ouvert au Tao , il a une confiance aveugle envers le Tao. Il n'a donc aucun désir propre et est reconnaissant de ce que la vie lui apporte sans pour autant n'avoir rien désiré. La vie est ainsi une suite de surprises agréables, même les déconvenues (si tant est qu'il puisse en avoir) sont accueillies avec enthousiasme. Car tout est bon pour l'équilibre du Tao.
Ainsi, même la mort est accueillie avec enthousiasme. Lie Tseu la compare à un jour de noce entre une jeune fille craintive et un prince inconnu, celle-ci va aux noces en traînant les pieds, et finit par lâcher prise, en constatant l'élégance et la bonté du prince ainsi que le confort de sa nouvelle vie.
Après la mort qu'avons-nous à perdre ?
Et bien, avant la mort, la problématique peut être la même ; rien à perdre. Mais pour cela il ne faut rien posséder. C'est pourquoi l' homme simple ne s'encombre de rien. Il ne s'empare que du moment présent et agit pour plaire au Tao, et donc en particulier faire plaisir aux autres. C'est ainsi que l'homme simple est altruiste. Il éprouve de la compassion pour ces congénères et est toujours prêt à faire plaisir. En retour, il reçoit bonheur et sérénité d'une vie faite de plaisirs simples. 

vendredi 16 juin 2017

Mission impossible


Le Tao est une notion (pour parler de façon générale) très délicate, voir impossible à définir. Lao Tseu commence son Tao Te King en avertissant que tout ce qui peut être écrit n'est pas le Tao et que tout ce qui peut être dit n'est pas plus le Tao. Pourtant, le Tao est une notion fantastique qui vaut la peine de s'y attarder, de s'y attacher, de s'en imprégner. 
Le Tao est ce que l'on trouve lorsqu'on se débarrasse de son ego. 
Le Tao est ce que l'on trouve lorsqu'on laisse filer ses pensées. 
Le Tao est ce qui reste lorsqu'on a tout retranché. 
Et lorsqu'on a retranché sa personne, il reste l'Universel. Redonner sa place à l'Univers qui est en
nous, c'est cela suivre le Tao. Ainsi, retrouver sa nature universelle, pour ne pas dire sa nature naturelle, c'est aussi cela suivre le Tao. Sans pilote, sans désir, se fiant à son instinct, c'est ainsi que va l'homme du Tao. Car lorsqu'on s'est affranchi de tout désir, le corps devient une antenne, un réceptacle, pour recevoir les ondes émises par l'Univers. Ces ondes sont de toutes natures; visuelles, olfactives, tactiles, sonores, gustatives, et la synthèse qu'en fait notre corps libre de désir se transforme en action altruiste (dénuée d'ego - non-agir) qui est l'apanage des sages. Le sage perçoit et agit pour l'Univers instantanément, dans le moment présent, sans hésiter. Et l'Univers passe souvent par les autres, l'homme du Tao se plie en quatre pour les autres, souvent. Pour autant il est capable de se lever contre une armée.
Jésus s'est élevé contre les institutions de l'époque conscient qu'il allait vers la mort, ce fut un sacrifice pour l'humanité. Il n'en demeure pas moins dommage qu'il n'ait pas tenu compte de l'avertissement de son instinct pour rester en vie, car son enseignement était d'une grande valeur, et aurait mérité d'être poursuivi.    
Lao Tseu, lui n'a pas eu de disciple, en tout cas pas de lignée de son vivant. Mais qu'enseigne-t-il ?
Du vent ! Le Tao, c'est du vent ! L'art de tourner autour du vide central de la roue. Car au fond,
l'univers est vide. Et dans ce vide, un mouvement ne peut naître qu'en générant un autre mouvement et ainsi de suite, ce sont les lois de cause à effet. Revenir à l'équilibre primordial (l'équilibre du vide), c'est cela non-agir, suivre le Tao. C'est tout simple, mais dans le monde manifesté dans lequel on vit, c'est pratiquement mission impossible. C'est pourquoi seul l'instinct peut nous guider de façon efficace. A l'aide de notre perception, nous captons ce qu'il convient de faire et cela va très vite. Je me souviens d'avoir perçu l'arrivée d'un train cinq secondes avant de l'entendre. Pour parer un accident, ces cinq secondes peuvent faire la différence.
Ce qu'il faut comprendre c'est que notre corps est capable, si on ne le pollue ni de drogues ni d'ego, de saisir d'une certaine manière le langage Universel. Et sans ego, la pensée qui résultera de cette perception sera le début d'une non-action qui ira dans le sens d'un meilleur équilibre Universel. Le Tao est toujours présent mais ne supporte pas que l'on s'intéresse à la problématique mesquine de l'ego, il s'efface dès que l'on songe à sa petite personne. 

samedi 10 juin 2017

L'ici et maintenant


Vivre et être dans l'ici et maintenant est une pratique chère aux bouddhistes (mais pas seulement) qui semble conduire directement à l'éveil, au Tao. En effet, être concentré sur l'instant présent est une bonne méthode contemplative. C'est accorder sa conscience sur ce qui constitue le cœur de la vie. C'est éviter au cerveau, au mental de s'égarer dans le passé ou le futur, c'est éviter au cerveau de ressasser de vieilles idées ou de rêvasser à d'hypothétiques lendemains. C'est être en accord avec ce qui est et non avec ce que l'on souhaiterait qui soit. C'est donc ne pas avoir de désir non seulement pour l'avenir, mais aussi pour le moment présent et même ne pas avoir de regrets concernant le passé .
Lorsqu'on s'emporte au volant de sa voiture au sujet d'un automobiliste qui vient de nous faire une
queue de poisson, c'est beaucoup plus parce qu'on ne tolère pas la situation que parce que l'on en veut à cet automobiliste (ce sentiment vient après). En fait, on voudrais que le trafic soit fluide et conduire tranquillement dans cette routine, et soudain, un automobiliste vient rompre la routine, et on ne le tolère pas. Celui ou celle qui pratique le non désir à l'extrême ne projette aucun désir sur l'instant présent et accepte la situation quelle qu'elle soit, sans broncher, et même avec un certain enthousiasme ! En effet, l'homme du Tao est dans l'acceptation de
l'instant présent, il accepte tout car il sait que les rouages  du Tao ne sont pas les nôtres, mais que très souvent le Tao, s'il propose un "mal", c'est pour proposer un "bien" dans les instants qui suivent. Mais attention, le bien n'est pas personnel, mais pour la communauté, le Tao agit pour le bien de tous. C'est pourquoi l'homme égotique ne peut généralement pas voir les bienfaits du Tao, trop centré sur sa petite personne.
Ainsi, vivre l'instant présent sans convoitise, sans désir, c'est être au cœur du Tao, au cœur de l'énergie vitale du Monde. Dés lors il ne faut pas être étonné de jouir d'une sensibilité accrue, de vibrer sereinement avec notre entourage, les larmes de joie et de bonheur ne sont jamais loin. 
Il y a quelque chose de magique dans le Tao. Ce n'est pas pour rien qu'Eckhart Tolle parle de "pouvoir" du moment présent, celui-ci ne fait pas en effet que nous mettre dans de bonnes dispositions (c'est déjà énorme), mais il nous fait vibrer et cela nous confirme que nous sommes sur la bonne voie. Il a également le pouvoir de guérison car toutes ces ondes positives ne sont pas sans effet sur notre corps.  

Rechercher dans ce blog