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mercredi 15 mai 2030

Editorial

Bonjour à toutes et à tous,

Il est un chemin tellement évident que si peu de gens l'empruntent.
Ce blog est construit le long de cette route, la voie large qui suit l'Univers, en toute simplicité.
Il y a 2500 ans, un homme nommé Lao Tseu a donné un nom au principe de cette voie : le Tao.

Que vous soyez depuis peu sur cette voie ou fidèle depuis toujours, n'hésitez pas à faire part de vos expériences.

Bon Tao à toutes et à tous,

Oliver

Avec plus de 100 articles sur le Tao, les grandes lignes ont été dressées. Aussi, si un sujet particulier motive votre visite, n'oubliez pas la recherche par mots clefs ci-dessus. Les articles fondateurs sont plutôt en fin de liste.
                                                                                      http://www.myannuaire.com 

Lectures


Avant toute chose, signalons à ceux qui passeraient par ce blog pour se renseigner sur le Taoïsme, les lectures incontournables des pères du Taoïsme Chinois.
Le Tao Te King de Lao Tseu taoteking en ligne
L’œuvre de Tchouang Tseu
Le grand classique du vide parfait de Lie Tseu
Les trois oeuvres réunies

Pas plus de commentaire, je ne veux influencer d'aucune manière.

Bonne lecture,

Oliver

vendredi 8 novembre 2019

L'homme (la femme) idéal(e) selon le Tao



L'homme qui suit le Tao se confond avec l'Un de l'Univers. Ainsi il devient universel comme le Tao. Il se confond avec la Nature, il disparaît en tant qu'ego. Seul reste son naturel, ce qui est inné en lui. Il est libre comme l'oiseau dans les airs, car le Tao ne lui impose rien, c'est juste une invitation au bonheur, à la paix, à la sérénité.
Pour se départir de son ego, l'homme idéal doit être humble. Son humilité est de tous les instants, il prétend ne pas connaître le Tao, et du reste, qui le connaît ? Il vit en lui, et pas en dehors de lui. Il ne prétend pas connaître des myriades de choses lorsqu'il est en société, et il écoute patiemment l'autre pour l'aider à vivre ses moments de gloire. Il compatit.
L'homme idéal est comme le Tao : il n'attend rien, il ne veut rien, il ne désire rien. Et rien veut bien dire rien. Lorsqu'il travail au champ et qu'il plante une graine, il accueille la mauvaise herbe comme le plant de tomates , tout lui est égal, mais c'est avec gratitude qu'il recueille les fruits lorsque ceux-ci arrivent. Toutes les petites contrariétés de la vie sont effacées par son non-désir. S'il laisse tomber un objet par mégarde, il ne peste pas, car il sait que c'est ainsi que les choses sont, et en se baissant pour ramasser l'objet, il fait corps avec le Tao.
L'homme idéal ne se met pas en avant, il n'agit pas pour lui, il observe la façon dont procède le Tao. Et quand il comprend ce procédé, il va avec humilité dans ce sens. C'est ce que l'on appelle le non-
agir qui ne fait qu'aider le Tao, mais qui du coup en retire toute la puissance, toute la force. Et le procédé du Tao n'est pas bien compliqué à saisir. Car ne désirant rien, il s'agit d'un processus de retour. De retour à quoi ? De retour à la position d'équilibre. Par exemple dans le cas de l'objet tombé par mégarde, celui-ci est plus en équilibre par terre que sur la table. Un "retour" par terre est plus probable que l'étagère qui était sa destination "voulue". Cela ne veut pas dire qu'il faille tout laisser par terre, car l'équilibre peut parfois être sur l'étagère, c'est dans ce cas l'harmonie et la beauté du rangement.
Bref, l'homme idéal accepte les choses telles qu'elles sont, il lâche prise de toute volonté aussi légitime fusse-t-elle. Et les choses, pourvu qu'on les laisse tranquilles, s'organisent d'elle même. Parfois, le désordre sera trop grand et le Saint Homme remettra de l'ordre donnant ainsi un coup de pouce au Tao, mais dans l'ensemble la nature fait fort bien les choses, et si l'on attend un peu l'harmonie reprend ses droits. De toute façon l'homme idéal faisant corps avec le Tao agit pour que
L’œuf  est souvent pris comme symbole du Tao.
l'ordre c'est à dire l'équilibre règne.
Mais attention l'équilibre est celui de la nature, celui du Tao, et dans nos sociétés occidentales, nous marchons franchement sur la tête ! C'est pourquoi, lorsque le Tao prend le visage de l'homme idéal, ce dernier paraît souvent rustre parfois mal poli. C'est que lui voit les travers de l'homme ordinaire et qu'il ne peut que le laisser aller droit dans le mur de son ego. Il essaye de montrer l'exemple voilà tout. 

vendredi 1 novembre 2019

La pratique



Discuter pendant des heures du Tao, faire de la philosophie sur le non-désir et le non-agir, palabrer sur le rôle de l'ego, tout cela est fort intéressant mais ne nous fera pas avancer d'un pouce sur le plan spirituel. Car après avoir reconnu la philosophie, il s'agit de la mettre en pratique pour en récolter les fruits sur le plan spirituel.
Ainsi, le non-désir doit être mis en pratique en commençant par les gros désirs comme le désir charnel, en poursuivant par les désirs du quotidien comme l'envie d'une grosse part de gâteau, et enfin tout simplement en émettant aucun souhait sur ce que le monde devrait être et en acceptant tout simplement tout ce qui nous arrive, le bon, comme le mauvais. Un exemple très simple, en rangeant la vaisselle, je fais tomber un couteau, si je fonctionne avec le désir, mon but était de ranger le couteau dans le tiroir, mon objectif n'est pas atteint et je m'énerve car il va falloir que je me baisse pour ramasser le couteau. Si au contraire je suis empli de non-désir, j'accepte que le couteau tombe et je profite de ramasser ce couteau pour faire un peu d'exercice physique. Ne pas désirer me permet de voir le bon côté des choses et je reste "zen" quoiqu'il advienne. Mettre en pratique ce non-désir fait naître en moi une joie et une paix inaltérable.
Mettre en pratique le non agir est pour moi plus délicat. Il ne s'agit pas de ne rien faire et de tirer au flanc. Il s'agit d'observer le monde tel qu'il évolue (le Tao) et si nécessaire de l'aider à revenir à l'équilibre. Pour cela, il s'agit d'être vide de désir et de ne pas se laisser influencer par des meneurs. Il s'agit donc de faire fi des ego de toutes sortes et de voir où est l'intérêt de la nature. Et de ne rien faire contre. Mieux, lorsqu'une corvée se présente comme laver le sol ou faire la vaisselle, il vaut mieux agir, car ceci évitera à autrui de devoir le faire. En effet nul ne sait comment autrui réagirait face à cette corvée et il se peut que ce dernier la fasse en traînant la patte, ce qui serait dommageable pour le Tao dans sa globalité. On le voit, le non-agir, ce n'est pas se tourner les pouces. Il s'agit de lâcher prise de ses désirs et d'être à l'écoute du Tao.
Mettre en pratique le Tao, c'est aussi disparaître. Je veux dire par là ne plus avoir d'ego, se placer à la dernière place. Car cette place est la meilleure pour observer le Tao, et ainsi savoir quel
comportement adopter en fonction d'une situation. Ce n'est pas pour rien que Jésus déclare les premiers seront les derniers, et Lao Tseu tient le même langage. Il dit aussi qu'il faut être généreux, ne pas hésiter à donner ce que l'on reçoit du Tao. Et que ce faisant, on reçoit encore du Tao, ce qui nous permet encore de donner. C'est une sorte de cercle vertueux qui s'établit. Cercle que ne verra jamais l'homme égoïste.
La pratique du Tao doit nous amener à découvrir l'unité du Tao, dont nous ne sommes pas séparés. Nous ne sommes qu'une expérience de vie parmi la multitude des vies sur notre planète.  Et cette vie sur Terre (et probablement sur d'autres planètes) est UNE et n'a pas fini d'évoluer. Elle représente l'immortalité du Tao.

samedi 26 octobre 2019

Satori



J'emprunte le terme de Satori au Zen japonais. C'est un juste retour des choses car le Zen japonais vient du Tchan chinois qui lui-même vient du mariage du Tao chinois et du Bouddhisme indien ! Ainsi, le Satori est une brève mais décisive prise de conscience. Les japonais qui ont tendance à tout relativiser (ce qui est une qualité) disent du Satori : "avant le Satori, les fleuves sont des fleuves, les montagnes sont des montagnes, pendant le Satori, les fleuves ne sont plus des fleuves, les montagnes ne sont plus des montagnes, après le Satori, les fleuves sont de nouveau des fleuves, les montagnes sont de nouveau des montagnes." Les japonnais indiquent par là que la prise de conscience s'inscrit dans un temps relativement court pendant lequel l'Univers est transcendé.
Il existe plusieurs sortes de Satori, sur lesquels on ne peut pas toujours mettre de mot. C'est une expérience qui se vit individuellement. J'en ai personnellement vécu des petits comme le rôle du Non-Désir puis, bien plus tard, le rôle du Non-Agir.  Et j'en ai vécu un grand avec une vision du "Bouddha Bleu". Une caractéristique de ces Satoris est qu'ils se font malgré vous. Vous êtes certes dans un état d'esprit favorable, mais la révélation vient soudainement sans que vous vous y attendiez. C'est comme
un don du ciel. Après ma vision du Bouddha Bleu, les fleuves n'étaient pour moi, clairement plus des fleuves, et les montagnes plus des montagnes. Il m'a fallu plusieurs semaines pour m'en remettre ! La vision en elle même courut sur une soirée. Avec  des effets de vague (petites visions) tout le weekend.
Le Satori vous révèle une vérité d'une manière bien différente de la leçon d'école. Car cette leçon vient de vous-même, de la vérité qui est au plus profond de vous. Cela vient de la vérité qui est en vous et qui n'est autre que le Tao. Cette vérité vibre jusqu'au fond de vous même, et voilà pourquoi elle a un impact décisif. En un mot : le Satori. 
Nombre de ces Satoris sont venus pour moi de lâcher-prise successif. On l'a souvent dit, le Tao opère par un retour à l'équilibre. Aussi, lâcher prise de ses propres croyances permet au Tao de vous montrer la vérité dans toute l'humilité qui accompagne l'apprenti Taoïste. Après un Satori, la connaissance est ancrée d'une façon quasi irréversible, car le Tao est Un et il ne peut en être
autrement. Cette connaissance rejoint alors la connaissance Universelle. Et il faut une bonne dose d'humilité pour ne pas être tenté de faire du prosélytisme. Ceci n'est possible que lorsque l'ego a disparu et qu'il s'est dissout dans le bonheur de vivre par le Tao.
Le Satori n'opère pas sur l'homme ou la femme égotique, et c'est tant-mieux car la révélation risquerait d'éblouir de façon dommageable la petite personne qui vit dans le refuge de son être. On le voit, l'esprit humain est bien fait. Il n'agit pas sur l'homme ordinaire, et il éclaire l'homme sans ego. Et l'homme libre n'est pas celui que l'on croit. Car même pourvu d'un ego,  l'homme doit au final se soumettre au Tao. Et celui du Tao possède la liberté du Non-Désir. Car le Tao, sans désir n'impose rien à l'Univers, en tous cas rien d'autre que le retour à l'équilibre.
Puisse de nombreux Satoris éclairer votre route !

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