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lundi 4 février 2013

Seul celui qui triomphe de lui-même possède la force

Voici une prière indienne (http://www.arcturius.org/chroniques/?p=6085)

Ô grand esprit
Dont la voix se fait entendre dans le vent ,
Et qui d’un souffle anime tout l’univers, écoute moi .
Je suis un de tes enfants, petit et faible,
J’ai besoin de ton aide et de ta sagesse.
Que mes oreilles soient attentive à ta voie,
Que mes yeux contemple à jamais la splendeur d’un soleil couchant.
Que mes mains respectent ta création
Rends moi sage, afin que j’apprenne ce que tu as enseigné à mon peuple.
La leçon caché en chaque feuille, sous chaque rocher .
Je demande la force , non d’être supérieur à mes frères,
Mais de combattre mon plus grand ennemi : moi-même
Fais que je soit toujours prêt à venir à toi les mains sans tâche, le regard limpide .
Seul celui qui triomphe de lui même possède la force.
Cette phrase est de Lao Tseu. Qu'a bien voulu dire le vieux sage barbu par cette petite phrase, et que veut dire la prière de l'indien ?


A en croire ces deux citations, nous sommes notre plus grand ennemi. En effet, notre ego, le Je, nous fait faire de grandes bêtises et nous fait mourir à petit feu. A cause de l'ego et son fidèle allié, le mental, nous cherchons à obtenir des biens matériel, une famille, des amis, du savoir et du pouvoir. Nous croyons que tout cela nous apportera un mieux être dans ce monde par ailleurs hostile. Mais, ce faisant, nous nous éloignons de notre nature. Et nous nous coupons du Monde. Nous ne vivons absolument plus la vie de l'instant présent mais sommes enfermés dans une prison psychique.



Celui qui parvient à se départir de son ego se vainc lui-même. Il retrouve son naturel, il dispose de la force de la nature, de l'incroyable force du Tao.



dimanche 3 février 2013

La société


La société souffre du même mal que le mal dont souffre les individus qui la constituent. L'individu éprouve le besoin de faire quelque chose, le besoin de s'occuper, la société éprouve elle aussi le besoin de faire. Et ce, les hommes politiques l'ont bien compris. Ils savent que l'action leur rapportera des voix. Et l'homme politique est fier de son action. En fait, il ne fait rien, le pauvre, il ne sait rien faire d'autre que de parler. Mais il est fier de l'action que l'on a entrepris pour lui. Pire, il peut vous faire croire que cette action n'est pas pour lui, mais constitue un nécessité d'utilité publique.  


L'individu possède un ego, la société possède elle aussi un ego qui est matérialisé par des valeurs telles que la notion de patrie, ou d'appartenance à une région ou à une ville. De nombreux étendards sont brandis comme les équipes sportives ou les appellations de produits du terroir. L'ego de la société est défendu et mis en avant par l'homme politique. Cet homme politique devrait comprendre la stupidité de défendre une nation contre les autres nations. Mais cela lui confère tellement de pouvoir. Et on est tous embringués dans cette affaire. Moi-même, je me surprend parfois à tenir un discours sur ce qui rendrait plus compétitive la nation. Mais compétitive par rapport à qui ? Aux autres nations ? Y a-t-il une compétition ? Et si oui sur le dos de qui ? 

En fait, la mondialisation, si elle apporte un nivellement des richesses, est une évolution logique. Une fois ce nivellement obtenu, il n'y aura plus de compétition théorique, mais les hommes politiques trouveront le moyen de se démarquer au nom de leur patrie. Et ce, tout simplement parce que cela se passe au niveau de leur ego qu'ils identifient à celui de la nation.
Maintenant, pourrais-t-on imaginer une nation sans ego ?
La nation du Bhoutan ressemble à ce que pourrait être un pays sur la voie de la sagesse et pourquoi pas du Tao. Elle est grande comme la Suisse et située entre l'Inde et le Tibet.
Voici ce qu'en dit Wikipedia : 
L’une des particularités du Bhoutan est sa recherche du bonheur à travers l’amélioration de son bonheur national brut ou BNB. Là où la majorité des gouvernements se basent sur la valeur du produit national brut (PNB) pour mesurer le niveau de richesse des citoyens, le Bhoutan a substitué le BNB pour mesurer le niveau de bonheur de ses habitants. Cet indice, instauré par le roi Jigme Singye Wangchuck en 1972, se base sur quatre principes fondamentaux, piliers du développement durable, à savoir :
  • la croissance et le développement économiques responsables ;
  • la conservation et la promotion de la culture bhoutanaise ;
  • la sauvegarde de l'environnement et la promotion du développement durable ;
  • la bonne gouvernance responsable,

  • On le voit la promotion de la culture Bhoutanaise est encore au programme, mais pour un petit pays comme celui-ci c'est une question de survie...
  • Puisse ce petit pays montrer la voie de la sagesse, et inspirer de nombreuses autres nation. Car pour l'heure, il n'y a que le Bhoutan et quelques peuples dits primitifs qui osent la voie de la nature, la voie de l'équilibre, le Tao.

samedi 2 février 2013

Le Grand chapeau

Le Grand chapeau
Par Derek Lin
Traduction Sylvain Paquette


Au chapitre 22 du Tao Te Ching, quatre lignes traitent de la conduite du sage :

Ne point s’afficher – et ainsi être vu tel que l’on est
Ne point céder à la prétention – et ainsi être remarquable
Ne point se féliciter soi-même – et ainsi gagner du mérite
Ne point céder à la vantardise – et ainsi durer


Au chapitre 24, on retrouve la même idée exprimée en des termes quasi identiques :

Qui s’affiche n’est pas vu tel qu’il est
Qui cède à la prétention n’est pas remarquable
Qui se félicite soi-même n’a aucun mérite
Qui cède à la vantardise ne dure pas


Étant donné la brièveté et la concision caractéristiques du Tao Te Ching, cette répétition est remarquable et intéressante. Elle nous indique que c’est là une leçon d’importance et que l’on devrait y prêter une attention toute particulière.
Bien des gens pourraient penser que c’est là une leçon facile à maîtriser, puisqu’ils ne se perçoivent pas comme des m’as-tu-vu. Ils peuvent être du type timide qui normalement ne s’affiche pas, qui ne cède point à la présomption ni à la vantardise, et ainsi ils auraient l’impression de ne rien avoir de neuf à apprendre ici. Si l’on regarde par-delà la surface cependant, force sera de constater que la réalité n’est pas aussi simple, car le besoin d’élévation propre à l’ego revêt bien des formes subtiles.
Par exemple, il est très facile pour celui qui suit le Tao de se considérer supérieur à celui qui n’a jamais entendu parler du Tao. La philosophie de Tao étant plus sophistiquée, plus élégante et plus cohérente que bien d’autres systèmes de croyance, il est facile de présumer – sans autre fondement – qu’elle fait de nous un être supérieur pour une raison ou pour une autre. Voilà que nous cédons à la prétention sans même l’extérioriser à l’aide de mots ou d’actes. La plupart d’entre nous reconnaîtrons cet état de faits, pour peu que l’on soit d’une franchise brutale envers nous-mêmes.
Laissez-moi vous partager un récit qui illustre bien ces subtilités. C’est une histoire intéressante qui traite de grands chapeaux – mais probablement pas de ceux qui vous viennent à l’esprit.
Notre « grand chapeau » est une expression chinoise signifiant la flatterie. Dans la Chine antique, le couvre-chef indiquait la position d’un homme dans la société. Les fonctionnaires du gouvernement portaient des chapeaux raffinés, spécifiques au niveau de leur autorité. Ainsi, offrir le grand chapeau à un individu signifiait qu’on lui reconnaissait un niveau élevé de puissance, le flattant par le fait même.
L’histoire se déroule à l’époque où le gouvernement de l’empereur embrassait le système confucéen. Dans ce système, les bureaucrates étaient sélectionnés selon la performance des étudiants confucéens à un examen officiel.
Deux étudiants avaient bien fait lors de cet examen et obtinrent, dans une ville éloignée, des postes au sein du gouvernement. Ils rencontrèrent leur professeur, afin de solliciter son congé et lui demander conseil, selon les coutumes de l’époque.
Le professeur leur dit : « Dans notre société d’aujourd’hui, la meilleure façon de rencontrer des obstacles est de faire preuve d’une franchise brutale ou d’être trop direct. Donc, dans vos interactions avec les gens, tendez-leur le grand chapeau et ainsi les choses iront beaucoup mieux.
– Vous avez raison, maître, » fit l’un des étudiants, signifiant son accord d’un signe de tête. « De la façon que je perçois le monde d’aujourd’hui, je dois reconnaître que très peu de gens éprouvent une telle aversion des grands chapeaux que vous, mon maître. »
Cette remarque plût énormément au professeur.


Et ils échangèrent quelques autres plaisanteries ; puis, les étudiants durent quitter. À la sortie de la maison du professeur, une fois hors de portée de voix de celui-ci, l’étudiant qui avait parlé se tourna vers son camarade de classe et lui demanda : « Et puis ? qu’est-ce que tu penses du premier grand chapeau que j’ai tendu ? »
Cette histoire regorge d’une riche ironie. Le professeur déplorait le penchant des gens ordinaires pour la flatterie sans se rendre compte qu’il y était lui-même tout aussi sensible. Comme il se voyait au-dessus des autres, il devenait une cible de choix pour les grands chapeaux. Sa propre élévation au-dessus des masses était exactement ce qui le maintenait au même niveau que les autres.
La morale de cette histoire est d’une importance capitale pour ceux d’entre nous qui sont en processus d’évolution personnelle. Si nous nous sentons supérieurs d’avoir appris la leçon de l’humilité, eh bien ! il nous reste encore tout à apprendre !
Le professeur était de ceux qui se félicitent eux-mêmes. Dans son esprit, il était déjà convaincu de ses propres vertus. Il ne l’aurait jamais crié sur les toits, bien sûr : ç’aurait été d’une grossière présomption. Ce qu’il ne réalisait pas, c’était sa haute opinion secrète de lui-même était déjà évidente aux étudiants. Il était aveugle à un grand chapeau fait sur mesure pour lui, parce qu’il était exactement assorti à ses propres pensées intimes, et déjouait donc à merveille ses propres facultés critiques.
Le Tao Te Ching nous indique qu’une telle personne n’a aucun véritable mérite, parce que l’idée exagérée qu’il se fait de lui-même est basée sur des insécurités plutôt que sur de véritables aptitudes. Qui n’a pas réalisé beaucoup de choses est porté à désirer que chacun soit au courant du moindre de ses petits accomplissements. Inversement, l’être véritablement accompli ne ressent probablement pas beaucoup d’intérêt à s’élever au-dessus de la masse, concentré qu’il est sur son travail et non pas sur la promotion de lui-même.
Il semble qu’elle fasse intrinsèquement partie de la nature humaine, cette capacité de percevoir les autres beaucoup plus clairement que soi-même. Voilà pourquoi nous sommes en mesure de percevoir le manque d’étoffe chez un vantard, et la véritable valeur de celui qui accomplit beaucoup plus qu’il ne le proclame. Les paroles mielleuses et le tape-à-l’œil peuvent certes occulter momentanément la vérité, mais tôt ou tard nous parvenons à nous la figurer. C’est pourquoi les m’as-tu-vu ne durent pas.
Gardez à l’œil la tendance de votre ego à vous positionner trop haut, particulièrement si la leçon des deux chapitres vous apparaît facile à maîtriser. Le professeur de notre histoire ne se percevait ni comme un m’as-tu-vu, ni comme un vantard, et pourtant il s’est vu devenir l’opposé exact de ce qu’il croyait être. Nous avons beaucoup à apprendre de son exemple !

vendredi 1 février 2013

Le stress

Pourquoi un article sur le stress quand on connait la sérénité et la paix intérieure ? Il est vrai que dans l'ici et maintenant, mon mental est calme quasi éteint... D'instant en instant, toujours au présent, la paix demeure... Et me voici en voiture... La paix demeure. 


Quand tout à coup, la voiture de gauche me fait une queue de poisson; D'instinct j'esquive, mais la voiture de devant freine, me voici pris en étau ! Je freine, ouf l'accident est évité de justesse. Entre temps, j'ai pris un coup d'adrénaline et lâché une série de juron à l'encontre des autres conducteurs. Bref bye bye la paix intérieure, bye bye la non dualité, où est le Tao ?


Nous sommes tous confrontés de temps à autre à des situations difficiles. Alors comment rester zen ? Dans tous les cas, ne pas faire confiance au mental, car ses réflexes sont conditionnés et pas nécessairement adapté à la situation nouvelle. Préférer l'instinct, qui lui n'agit que dans l'ici et maintenant. Et être attentif à l'instinct même dans les périodes de paix. Car on ne connait pas l'avenir, l'Absolu si, et il peut nous aiguiller sur une voie dont nous ne réaliserons la pertinence que plus tard. Ce peut être un acte anodin, mais qui nous fait éviter... un accident ! 


Et vous, avez-vous des pratiques pour rester serein en toutes circonstances ?

jeudi 31 janvier 2013

Violon


Je vois le fonctionnement du cerveau humain comme une violon, les pensées intuitives sont les notes jouées avec la main gauche sur le manche, le mental qui joue de ces pensées avec l'archer de la main droite et le cerveau limbique qui amplifie les émotions comme la caisse de résonance.
Le son des notes sur le manche est très pur, mais nécessite une fine écoute pour être entendu. L'archer de la main droite (le mental) peut retranscrire fidèlement ces notes ou les jouer en désaccord.

Les émotions qui surgiront du cerveau limbique (caisse de résonance) seront gracieuse ou disgracieuse selon l'habilité du mental à faire ressortir la partition originale ou selon sa tendance à surjouer.

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