Si j'avais un petit royaume d'une faible population et comptant une dizaine ou une centaine d'hommes habiles, je m'abstiendrais de les employer. Je veillerais à ce que le peuple comprît la gravité de la mort et n'émigrât pas au loin. Bien qu'ayant des barques et des chars, il n'en userait pas ; possédant des armes et des cuirasses, il ne s'en servirait pas.
Quand bien même les habitants d'un hameau frontalier et ceux du pays voisin pourraient se voir, entendre les chants de leurs coqs et les aboiements de leurs chiens, ils atteindraient la vieillesse, puis la mort, sans qu'il y ait eu de visite réciproque.
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