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jeudi 25 octobre 2012

La mélancolie

La mélancolie m'a progressivement conduit au Tao.
La mélancolie est une maladie psychique dont le nom moderne est "trouble bipolaire". Lorsqu'on est atteint par cette maladie, l'humeur oscille entre la dépression et l'euphorie sur une période d'environ 1 an. Le problème est que les déprimes peuvent être très sévères (risque de suicide) et que les euphories sont souvent incontrôlées mettant en danger la vie du malade et de son entourage (conduite de véhicule dangereuse par exemple).
Mon parcours est donc tellement atypique qu'il n'est bien sur pas question de le suivre, ma maladie n'est en aucun cas un exemple. Cependant, elle a fait tellement partie de ma vie, que je peux lui consacrer un article.

1) Révélation divine:
Lors de ma première euphorie, j'ai entendu une voix. J'ai eu la nette sensation qu'il s'agissait de révélations divines. Or à l'époque je n'étais pas du tout versé vers Dieu, encore moins vers le Tao.

2) Ce divin veut m'aider:

Lors de nombreux cycles d'euphories (j'en ai fait en moyenne une tous les trois ans depuis l'âge de 25 ans, j'en ai 49) le divin m'est clairement apparu avec la volonté de m'aider. Par exemple, une nuit d'insomnie, je me tournais vers Dieu, implorant sa grâce pour que ma déprime et mes insomnies disparaissent. Au cours de mes prières j'évoquait mon désir d'augmenter mon savoir, pensant que Dieu approuverait une telle feuille de route. Ne sentant rien venir, j'ajoutais, "et puis si je n'y arrive pas (à devenir savant), ce n'est pas grave..." C'est alors qu'un halo lumineux comme l'aura d'un Saint m'est apparu derrière la nuque avec la révélation : ce lâcher prise du savoir "c'est la sainteté". Ce à quoi j'ai réagit de façon humble en disant que je ne méritais pas cette sainteté...
3) Une vision décisive:Tao, le blog du vide: Le Bouddha Bleu

Ma vision du Bouddha Bleu (j'apprendrai par la suite qu'il s'agit du Bouddha de la médecine) a marqué  ma vie car elle m'est apparue comme, et sans plus aucun doute possible, l'émanation de l'absolu. Elle marqua aussi le début de ma guérison.

4) Une lecture salvatrice:
La lecture du Tao Te King s'est traduite chez moi par un transfert d'énergie extraordinaire. Sortant d'une période de déprime sévère de plus de deux ans, la lecture de Lao Tseu m'a ouvert les yeux. Depuis, tourné vers le Tao, je n'ai plus déprimé une seule fois (cela fait 8 ans maintenant).

Reste les euphories... J'ai encore du mal avec ce point... Souvent, au printemps, la sève monte dans mes veines, et je... pète les plombs...

Remarque : Mon premier délire remonte à l'age de 14 ans, époque à laquelle j'ai eu un grave accident de vélo. Il semble qu'alors le Tao m'est venu en aide avec force pour la première fois. Peut-être qu'ayant goûté à cette puissante drogue, j'ai du mal à m'en passer... 

mardi 23 octobre 2012

On ne force pas le Tao

Certaines personnes usent de pouvoir.
Les politiques,
Les élus,
Les médias,
Certains artistes,
Les membres des ONG
Les chefs de services...
Parmi ces personnes, il en est qui abusent de leur pouvoir.
Nouvelle Mairie de Montpellier
Dans certaines villes, de véritables châteaux sont édifiés en guise de Mairies. Des ONG dirigent des camps de réfugiés qui sont de véritables petites villes... Dans tous les cas, lorsqu'ils abusent, ceux qui sont au pouvoir veulent influer sur leur sujets.
Or le Tao ne fonctionne pas comme ça. Pour le Tao, il n'y a point de hiérarchie entre les sujets, chaque homme est égal, car le Tao est pour tous.
Le Tao est aussi un flux d'énergie qui coule imperturbablement vers l'équilibre. Et le sens de ce flux caractérise la Vertu. Localement, un acteur peut s'opposer au flux et même parvenir à construire une oeuvre contraire au Tao, mais cette oeuvre, à moyen ou long terme est vouée à l'érosion du Tao et donc à la ruine. Car on ne force pas le Tao, ceux qui vont dans le sens de l'équilibre verront leur oeuvre perdurer, les autres non. Et ceux qui tirent gloire d'une oeuvre qui n'est pas la leur (mais celle du Tao) prêtent le flanc aux critiques et s'interdisent l'aide du Tao. C'est pourquoi le Saint Homme ne revendique rien, ne revendiquant rien, son oeuvre dure.
Le pire, de nos jours, ce sont les politiques, qui arrivant au pouvoir veulent agir, ou veulent changer tout, et rapidement. Ce faisant, ils perturbent le frêle équilibre qui tend à se mettre en place, mais qui n'y parvient jamais, tant on assiste à un défilé de ministres au sein des gouvernements. D'ailleurs, la rapidité avec laquelle les ministres changent montre l'usure que crée le Tao sur les hommes et les femmes qui prennent ces fonctions.
De temps à autre heureusement, à force d'échecs, quelques hommes finissent par renoncer à leur pouvoir. Et, pour celui qui commence à comprendre le sens du Tao, qui avant oeuvrait dans le sens de son ego, la vertu va agir peu à peu et l'homme va s'affiner. N'ayant plus son ego à revendiquer, l'homme ne lutte plus contre le Tao, il suit le sens de la Vertu qui peu à peu le conduit à trouver sa vraie nature : l'Absolu. Puissions-nous tous avoir cette conscience...
Le problème est sans doute que pour avoir conscience de l'Absolu, il faut avoir, avec son ego, lutté une bonne partie de sa vie à l'encontre du Tao.

dimanche 21 octobre 2012

Les mots ne vont pas...

Les mots ne vont pas pour qualifier l'Absolu. L'Absolu étant tout, il est inqualifiable, ou plutôt il supporte tous les qualificatifs.
Dès que l'on souhaite parler de l'Absolu, on s’empêtre dans des élucubrations. Car ce que l'on tenait pour divin (le fond) tombe à plat au travers des mots que l'on est forcé d'employer (la forme). C'est pourquoi Lao Tseu dit que celui qui sait cela ne parle pas...
Ainsi, il est inutile voir nuisible de parler du Tao.
Il reste qu'on peut le vivre au quotidien. Et si les paroles ne seront d'aucune aide, l'exemple donné par un Saint peut déclencher le début d'une vie nouvelle orientée vers l'essentiel, le Tao.

Pour le Taoïste, l'essentiel est un principe, le principe des principes : le Tao. Dans l'Univers (c'est scientifiquement admis), tout ce qu'on laisse évoluer par lui même (sans apport d'énergie extérieur) retrouve naturellement l'équilibre. Le Tao c'est, entre autre, cette loi du retour à l'équilibre. Tout ce qui va dans ce sens ne s'use pas, et à contrario, tout ce qui lutte contre le retour à l'équilibre s'use ou vieillit prématurément.

C'est pourquoi le Saint Homme va sans se lasser dans le sens de l'équilibre. Il s'adapte à chaque situation en gardant son calme et sa sérénité car il sait que l'autre, même s'il vient en ennemi n'est autre qu'une forme du Tao. Il accueille donc son ennemi avec bienveillance, et tend vers la paix. Ceci se fait bien-évidemment en silence, car des mots seraient synonymes d'une déclaration de guerre. Comment un homme pourrait recevoir du prosélytisme venant de son ennemi ?  


Le Saint Homme est là où le Tao coule, il peut passer inaperçu auprès des autres, il n'a pas de signe distinctif et ne parle pas du Tao. Cependant, un geste de sa part est un geste du Tao, il a donc l'efficacité de l'Absolu, et l'Absolu n'ayant que rarement besoin de se montrer en spectacle, cette efficacité passe elle-même inaperçue. L'homme du Tao est là au bon moment, voilà tout.

vendredi 19 octobre 2012

Les Chamans

Dans la chine ancienne, celle d'avant Lao Tseu, les choses spirituelles étaient le lot des Chamans.
Ils étaient très proches de la nature et ne laissaient pas une grande part au mental. En tout, ils étaient proches des amérindiens.
Voici un exemple (les indiens Kogis de Colombie) de leur sagesse trouvé dans l'excellent blog des chroniques d'arcturius http://www.arcturius.org/chroniques/?p=1543

Les 10 valeurs primordiales des indiens Kogis aux « petits frères » du monde moderne…

Paroles kogis, ce qu’ils nous apprennent.
1) Une mémoire collective:
Ils se racontent leur histoire et ne l’écrivent pas. Ils discutent longuement et prennent des décisions pour le futur en fonction de leurs expériences passées.
Citation Kogis :
« Nous devons apprendre à écouter les anciens, à les respecter comme nous respectons nos enfants, nos épouses. Pour cela, il faut être humble, apprendre à aimer. Les Kogis doivent se respecter et s’aimer: comme ils respectent et aiment la nature. » M.M Dingula.
2) Une forte convivialité:
Les Kogis parlent beaucoup, pour mieux se comprendre, éviter les conflits… Ainsi, leurs relations sociales sont fortes et harmonieuses.
Citation :  » Nous sommes frères, nous sommes égaux entre frères, les jeunes et les anciens. Lorsque nous mangeons, nous ne mangeons pas chacun dans son coin comme les petits frères, c’est trop triste d’être seul. Quand il n’y a pas beaucoup à manger, on partage ce qu’il y a. Il faut toujours essayer d’aider l’autre, l’accompagner pour qu’il soit bien. » Conchacala.
3) Une finalité d’équilibre:
Pour les Kogis, l’équilibre est partout : équilibre de soi, de soi avec les autres et de soi avec le monde et la nature.
Citation :  » Les petis frères ne savent pas ce qui signifie l’idée de justice, d’équilibre. Ils font des trous, ils causent des dégâts partout, ils coupent des arbres, sans savoir, sans comprendre, ils sont aveugles, ils ne voient pas et n’entendent pas, alors les problèmes arrivent. » M.M Dingula
4) Un temps cyclique:
Pour les Kogis, le temps est cyclique. Chaque année, les étapes fondamentales de la vie sont marquées pas un rituel, une cérémonie.
Citation : « Au début, nous sommes petits enfants, peu à peu, nous devenons grands, puis nous finissons par revenir vers là Mère (la Terre) pour mourir… » M.M Dingula
5) L’appartenance à un lieu:
Les Kogis, et tous les peuples racines appartiennent à un lieu et portent cet endroit dans leur coeur.
Citation :  » Pour nous, ce n’est pas simplement un territoire, c’est le coeur du monde, de la vie, c’est comme un corps vivant.. » MM.Dingula
6) Des lois fondés sur le vivant:
Les Kogis vivent en relation permanente avec la nature et le vivant. Leurs lois sociales et politiques sont basées sur l’observation de la nature.
Citation : « Nous devons écouter les voix de la nature. Si on écoute pas, chacun va de son côtés et sans direction, cela ne peut pas aller. Pour nous, la nature est comme vos livres, tout y est écrit. Essayer de comprendre que la mère terre, c’est la justice, l’équilibre. » MM.Baro
7) Une association des contraires:
Pour les Kogis, il n’y a pas de bien et de mal dans la vie. Mais il y a des principes opposés : le jour et la nuit, le féminin et le masculin, le haut et le bas..
8) Un pouvoir canalisé:
Chez les Kogis, il n’y a pas de « chef » ( c’est pareil dans tous les peuples racines ). Les décisions sont prises tous ensemble, après avoir longuement parlé dans la « Nuhé ».
Citation : « Dans la Nuhé, on peut pas se disputer, on vient pour discuter de choses importantes… » MM.Dingula
9) Une parole partagée en permanence:
C’est la première chose qui frappe quand on arrive chez les Kogis : chacun demande qu’on lui répéte notre histoire. La culture orale inspire aussi bien leurs activités quotidiennes que leurs rituels sacrés.
10) Une prédominance de l’invisible:
Chez les Kogis, c’est « Aluna », la pensée ou l’énergie qui a crée le « vivant ». Certains enfants sont sélectionnés pour être « Mamu »; leur éducation vise à rentrer en relation avec l’esprit de chaque chose. Lorsque leur enseignement prend fin, le Mamu qui a accompagné son élève prononce alors la phrase rituelle :
« Tu as appris à voir à travers les montagnes, à travers le coeur des hommes, tu as appris à regarder au-delà des apparences, maintenant tu es un mamu. » MM.Dingula
https://www.facebook.com/home.php#!/groups/261436577294056/
Une société qui éduque ses enfants pour être au contact du Tao voila de quoi faire rêver, cela mérite le respect...

mardi 16 octobre 2012

Adhérence

Lorsqu'on pratique le Non Agir, par défaut, on est tenté de ne rien faire de laisser filer comme un bateau à la dérive, ou comme une voiture sur la glace sans adhérence...
Mais c'est, en fait, rarement la meilleure attitude.
Il est en effet des actes qui dénouent des situations malsaines et qui aident notre environnement à vivre plus sereinement. L'homme du Tao est attentif aux tensions qui peuvent surgir autour de lui. S'il en détecte une, il va jauger la situation pour essayer de la résoudre de la façon la plus simple. Il va alors agir comme un catalyseur, c'est à dire que très peu d'énergie de sa part vont produire de grands effets.
Et cette action, il va la produire de manière complètement désintéressée, car il n'a aucune intention...
Ainsi, l'homme du Tao se laisse filer au grès du Tao et prend de temps à autre de l'adhérence dans telle ou telle situation délicate pour en aider le dénouement.


De son action, plus précisément de sa non action, l'homme du Tao ne retire aucune gloire, aucun mérite. Il n'a fait que suivre le Tao.

Le saint homme n'est pas séparé du Tao, or tout est manifestation du Tao. Ceci explique pourquoi l'homme du Tao est inconditionnellement amoureux. Peut-on en effet lui en vouloir de s'aimer lui-même  et d'aimer l'Un ? ou encore d'aimer le Tao ? Tout est lié...
Et le fait d'être inconditionnellement amoureux est un atout, car sa non action, il la fait par pur amour sans attendre quoique ce soit en retour.
Mais le saint homme ne s’immisce pas dans toutes les affaires, loin s'en faut !
Si un individu subit les affres du ciel, et si l'homme du tao ne trouve pas de point d'adhérence, il n’interviendra pas.
Lao Tseu fait la remarque suivante :
"Lorsque le ciel déteste quelqu'un, qui est-ce qui pourrait sonder les motifs du ciel ?"
Aussi, l'action du sage est directement liée au Tao. Ce ne saurait être un principe d'action (forcée) comme on en trouve dans certaines organisations à but humanitaire. On pourrait dire que le sage agit en se laissant aller au gré du Tao, prenant de l'adhérence là ou il en trouve, mais sans insister...

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