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vendredi 18 novembre 2016

Union


Le taoïste cherche à s'unir avec son environnement, il cherche à s'unir avec la nature. Etant homme, il est incomplet. Etant femme, il est incomplet. C'est pourquoi instinctivement, l'homme cherche une femme, la femme cherche un homme. L'un est le complément de l'autre. Ils sont Yin et Yang et se complètent. En s'unissant ils rejoignent l'Unité de la nature. C'est le "grand Amour" d'un  homme et d'une femme. Celui-ci est ressenti comme une félicité de la part de l'un comme de l'autre. C'est parce qu'ils ont fondé l'Union de la nature que cet amour est vécu comme une félicité. Ce vibrant amour est l'émanation du Tao. C'est pourquoi l'homme ou la femme qui s'unit avec le Tao ressent une félicité comparable à celle de l'amour. C'est en réalité la félicité de l'Amour Universel. 
Ainsi le Tao de Lao Tseu rejoint l'Amour du prochain de Jésus, et la compassion de Bouddha, ou encore le satori des bouddhistes zen. Celui ou celle qui parvient à ressentir cet état de complétude qu'est l'amour et à s'y établir vit ce que les bouddhistes appellent l'éveil. Celui-ci ou celle-la a le Tao.

samedi 12 novembre 2016

Une question de vie ou de mort

Il m'est arrivé d'être dans un état psychologique et de dépression tel que sortir de cet état était une question de vie ou de mort ! Cela faisait des mois entier que je ne dormais plus. Ne pas trouver le sommeil était cause de ma déprime et déprimer n’empêchait de trouver le sommeil, c'était un abominable cercle vicieux. Impossible de s'en sortir, je me voyait mourir à petit feu...
Aussi, arriva un moment où j'acceptais de mourir. Ce n'était plus grave, je pouvais mourir. J'entends par mourir, mourir physiquement et bien sûr psychologiquement, la vrai mort ! Je ne tenais plus à rien, je lâchais prise de tout. Je lâchais prise de tous mes désirs, et en premier lieu de mon désir de guérir. Et ce que je ne savais pas, c'est qu'avec l'abandon de mes désirs, c'était mon ego qui partait en fumée, j'allais par la suite assister à la mort de mon ego.
Ainsi, petit à petit je retrouvais le sommeil et JE retrouvais du poil de la bête. Mon ego retrouvait ses envies, et je reprenais les chemins du désir. Mais la nécessité de sortir de la déprime avait fait son chemin, et je partais en quête de vérité.
Je m'inscrivais à des cours de Qi Kong et de Yoga. A l'époque, pour moi la vérité devait ressembler à l'application des paroles de Jésus, que je connaissais mal, ou encore à l'enseignement de Bouddha que je connaissais encore plus mal ! C'est alors que je fis la découverte de Lao Tseu et de son Tao Te King... Retrouver la fraîcheur des enseignements de Jésus dans ce petit ouvrage me fit un bien fou. Humilité, justesse du propos, candeur, je ne trouvais plus les mots pour qualifier ce petit livre. Lao Tseu évoquait le lâcher prise par l'intermédiaire du Non-Désir. Je décidait d'appliquer ce Non Désir à la lettre avec comme conséquence immédiate ma propre mort, je veux dire la mort de mon ego. Parce que au fond, le Non Désir, si ce n'est ne plus satisfaire ses envies personnelles, les envies de son ego. Ainsi, le Non Désir tue l'ego. Mais cette petite mort est totalement libératrice. Elle vous guérit. Mon instructeur en Qi Gong disait: l'ego c'est la maladie, le Tao, c'est la guérison. Et il avait raison !
Abandonner son ego, c'est revivre...     

samedi 5 novembre 2016

L'ami spirituel


Je suis en train de lire "l'ami spirituel" d'Arnaud Desjardins (décidément, je suis dans une période A. Desjardins !). Dés le début de cet ouvrage Arnaud insiste sur le rôle essentiel du Maître (encore appelé Guru ou Ami spirituel) dans la progression sur le chemin spirituel. Je ne remet pas en cause l'aide infiniment précieuse que peut apporter le maître dans le cheminement. Mais je pense qu'il existe d'autres chemins qui mènent plus ou moins droit au but. En effet, parfois la vie nous met au pied du mur. On peut par exemple être dans un état de fatigue psychologique tel qu'il ne reste plus d'autre choix que de lâcher prise, avec pour directe conséquence d'être en contact franc avec le Tao. Le résultat d'une telle expérience, c'est d'entrer en contact avec l'unité. Dès lors on se convainc expérience après expérience qu'il existe un autre plan. Plan sur lequel règne le calme du vécu. Fini les dépressions, la fatigue, les angoisses, juste le calme de l'être. J'ai personnellement vécu ces expériences, elles m'ont incité à lâcher-prise de tout, et plus je lâchait prise plus j'étais en paix. 
On dit que quand l'élève est prêt, le Maître arrive...
C'est ce qui s'est produit pour moi, mes maîtres furent au nombre de trois. Un prof de Yoga, un instructeur en Qi Gong, mais surtout Lao Tseu. Aujourd'hui, je ne suis plus ni le prof de Yoga ni mon instructeur en Qi Gong. En revanche je garde sur mon chevet le Tao Te King. J'applique avec assiduité le Non-Désir et le Non-Agir. Cela conduit au lâcher prise total que la maladie m'avait fait découvrir. Cette démarche m'a tant apporté que je cherche à l'appliquer toujours plus. Et cela conduit à l'amour universel, celui qui reconnait en autrui le même absolu qu'en soi-même.    
Ainsi, mon Maître (Lao Tseu) est mort. Mais l'héritage qu'il a laissé vit encore !
Aussi, ne paniquez pas si la voie de la spiritualité vous anime et que vous ne trouvez pas de Maître. Contentez-vous de mettre en pratique Jésus, Bouddha ou Lao Tseu. J'ai pour ma part fait le choix d'un petit livre de 81 pages, un concentré de sagesse !

samedi 29 octobre 2016

Le Vide au cœur de l'éveil


Au cœur de l'homme siège une paix intérieure.


Calmer le mental c'est retrouver la paix.


L'ego est maître du mental.


L'agitation du mental, née du désir, pollue le vide intérieur.


Totalement vide, l'homme a la perfection du Saint.


Vide de désir, l'homme calque son action sur la destinée du Tao. 


Le Tao n'est pas exubérant, mais le suivre réjouit le cœur.


La plénitude atteinte par l'homme du Tao renforce sa foi.


Au cœur du silence, le vide est à l'oeuvre, c'est le plus subtil des acteurs.


Laisser les commandes au vide intérieur est l'acte le plus intelligent qui soit.


Reconnaître cet acteur, c'est retrouver l'Universel dans sa vie.


L'autre, fût-il ennemi, étant de même nature, est aimé comme soi-même.


Les objets, les animaux, chaque détails sont l'objet de ce puissant amour. 

vendredi 21 octobre 2016

Vouloir à tout prix le non désir


Vouloir à tout prix le Non-Désir devient un désir et par là même un piège. Ce qu'il convient de réaliser c'est un total lâcher prise qui nous permet d'être libre Du Désir. En effet, se libérer des petits désirs de la vie permet de nous rendre libre du Désir avec une majuscule, c'est à dire de nous rendre libre du mécanisme du désir. Une fois libre de ce mécanisme on ne se laisse plus tenter par l'inaccessible, on accueille avec bienveillance tout ce qui se produit dans notre vie, c'est à dire qu'on ne désire pas qu'il advienne autre chose. Pour parvenir à ce résultat, il convient d'observer ce que l'on pense, ou ce que l'on fait. Si le mécanisme du désir est reconnu, alors on cesse de l'alimenter et on attend que la tension du désir retombe, jusqu'à la prochaine pensée, la prochaine action...
Qu'est-ce qu'un désir ?
Tout objet de convoitise est un désir. Toute action enviée est un désir. Cela va jusqu'à la salière que je souhaite prendre sur la table (la volonté de la prendre et qu'elle ne tombe pas par terre est un désir, je m'en rend comte par l'agacement qui peut m'envahir si je la laisse tomber). Si je laisse tomber la salière, il convient d’accueillir cet événement inattendu comme si c'était une bénédiction ; cela me donne l'occasion de faire un peu d'exercice. Observer ces petites déconvenues comme des désirs manqués nous fait progresser, mais ce sont des petits désirs, et ce ne sont pas forcément les plus difficiles à esquiver.
Il existe deux catégories de désirs particulièrement difficiles à éviter, ce sont la gourmandise, et l'appétit sexuel. La faim et les pulsions sexuelles nous mènent par le bout du nez ! Pour ces pulsions, je ne connait pas d'autre remède que de les réfréner et d'attendre que la tentation passe. Pour la nourriture et pour le sexe, le mécanisme d'envie, est un mécanisme de survie pour notre espèce, il convient donc d'y surseoir sans excès. Notre poids (notre surpoids) est un bon
baromètre. (Dans ce domaine comme dans d'autres il convient d'éviter la gaspillage et de limiter la boucherie que nous faisons subir aux animaux, qui sont nos frères sur cette planète). Pour le sexe, on doit pouvoir se limiter à une relation normale avec notre conjoint.
Pour résumer, je dirais qu'il faut s'observer dans ses actes et dans ses pensées, et, dès qu'une envie fait surface, la reconnaître comme désir et ne rien faire si ce n'est attendre que l'envie passe. Au début, vous ne reconnaîtrez que les désirs les plus manifestes, et petit à petit, vous serez à même de déceler les plus fins désirs, comme l'envie de souffler sur une plume...

Ne fait-on plus rien ? Presque... On suit le Tao     

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