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lundi 18 février 2013

Le Tao (4/10)

Le Tao et le Monde

   Le Tao résulte du principe fondamental. On retrouve sa Vertu au sein de toutes choses. Il sous-tend l’Univers. Suivre les cycles du monde c’est faire preuve d’une grande sagesse. Les Taoïste estiment même que c’est la Sagesse associée à la Vertu. Il s’agit bien sûr de respecter le cycle des saisons, boire, dormir, et manger en conséquence. Mais aussi s’adapter à un environnement de montagne ou de plaine, respecter l’équilibre des couleurs ou encore s’adapter au chaud et au froid. Le Taoïste, à l’écoute de tous ces paramètres tend à s’harmoniser avec son milieu, tout au long de sa vie. En réalité seul le Cosmos dans son ensemble est l’être unique. Nous ne sommes que des créatures lui appartenant. Or nous avons le sentiment d’être unique et considérons trop souvent que seul compte notre petite personne. Pourtant le Tao est à l’œuvre dans chaque parcelle de l’Univers. Il est aux côtés de la fourmi qui tente de sauver l’œuf qu’elle porte. Il feutre les pas du félin fondant sur sa proie. Il est dans la rosée du matin qui rafraîchit la fleur. Il est dans les mouvements de l’atmosphère de Jupiter. Il est dans le vide interstellaire lui-même participant à la naissance et à la mort des étoiles. Si nous acceptons que le principe qui régit l’Univers, est le même que celui qui nous a vu naiîre et nous fait vivre, alors il est normal qu’il soit bon de retourner à cette unité. L’aspect « magique » vient du fait que lorsque nous parvenons à faire corps avec l’Univers et ses évolutions,  le Tao se manifeste : frissonnements agréables, traits de génie, visions etc. Aussi on peut se demander pourquoi ces sensations « universelles » ne sont pas plus unanimement reconnues. En réalité faire corps avec l’Univers n’est pas si naturel pour l’homme. Celui-ci développe naturellement son individualité, il a besoin de travailler et parfois de se battre pour vivre et survivre. Aussi, rapidement, l’individu gère toutes ses priorités en commençant par sa propre personne. Il perd alors totalement l’écoute de l’environnement, et devient insensible au Tao.

Les quelques sensations reçues dans la moelle épinière sont mises sous le compte de l’Amour ou d’émotions diverses. Les traits de génie sont mis sous le compte de sa propre intelligence, et personne n’y voit l’influence du Tao. De fait, pour sentir le Tao à l’œuvre dans sa vie, il est nécessaire de laisser son ego de côté. Il faut désapprendre, lâcher prise. Ne plus avoir aucun désir propre. Ne plus agir à l’encontre de la Nature. Ne plus être par soi-même, mais se fondre dans son environnement. Dés lors on occupe une place très confortable qui n’a rien à voir avec de l’oisiveté. On se trouve au cœur du principe actif du Monde, et on vibre avec celui-ci. 

1 commentaire:

  1. Ce commentaire n'en est pas un. Il s'agit d'un test de bon fonctionnement.

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